Archives pour la catégorie INSOLITES :

Insolite

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Le jardin de Jules Senis

jardinrosamirea228041491.jpg101.jpg80646e26008460ae265dd8b73ad618331.jpg11.jpg212.jpg31.jpg51.jpg71.jpg

C’est un petit jardin aménagé dans une cour intérieure de l’immeuble du 83, grande rue de la Croix-Rousse. On y accède par un passage situé au n°87 de la même rue.

Il a été créé par Jules Senis (1913-1983), un artisan maçon carreleur, réfugié de la guerre d’Espagne qui a consacré les vingt dernières années de sa vie à la création d’un jardin « extraordinaire » dédié à sa mère Rosa Mir Mercader, à la Vierge Marie (un autel lui est dédié).

Jules Senis était atteint d’un cancer ; après des années d’hôpital, il eut une rémission de son cancer. Il avait fait le vœu de construire un jardin s’il sortait de l’hôpital. Le jardin Rosa Mir est ce jardin qu’il avait rêvé.

est composé d’un ensemble de colonnes et de traverses décorées de milliers de coquillages dispersés savamment en alternance avec des pierres qui tapissent l’ensemble des surfaces.

L’ensemble ne fait pas plus de 400 m², mais le dépaysement y est total !

Insolite : la maison rocher

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Construite entre de gros rochers, la Stone House, littéralement la maison rocher qui possède une architecture pour le moins insolite porte très bien son nom. Si vous voulez voir cette construction insolite, il faudra vous rendre au Portugal et précisément à Fafe. Fafe se trouve dans le district de Braga dans le nord du Portugal pas très loin de Felgueiras.

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La montagne magique : Hôtel insolite au Chili

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Bois et Ail sauvage au printemps

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Victor Lustig, l’homme qui vendit la tour Eiffel

Il est né en 1890 en Autriche – Hongrie, de parents fortunés, son père entrepreneur et maire de sa petite ville. Il a eu la chance de recevoir la meilleure éducation dans les collèges les plus réputés et est incontestablement doué pour toutes les matières littéraires. Ses professeurs ne tarissent pas d’éloges à son égard. En effet, il est remarquablement brillant et possède tous les atouts pour devenir un grand avocat.Mais à 19 ans, Victor ne l’entend point de cette oreille et ne veut pas devenir avocat. Une fois ses études terminées et parfaitement bilingue, il entretient le désir ardent de réussir, et tout de suite. Un jour sans prévenir quiconque de son départ, il s’en va pour Paris avec cette idée fixe en tête ; faire fortune et par n’importe quel moyen…La Belle Epoque à Paris, 1909. Endroit rêvé pour les audacieux, surtout lorsqu’on est beau garçon, sans scrupules et intelligent comme lui. Il décide alors de se lancer dans un marché particulièrement rentable, le proxénétisme. Mais il se rend vite compte que la violence du milieu ne correspond pas à ses principes personnels. Il se fait sauvagement agresser par un concurrent jaloux et se trouve un autre lieu propice pour son “travail”.

Pendant quelques années il croise entre New York et Paris sur des grands paquebots. Un ami lui a appris comment arnaquer quelqu’un de manière à ce que la personne se prenne seule au piège et puisse n’en vouloir qu’à elle-même. Lustig applique ses multiples talents au poker et gagne fructueusement sa vie de fraudeur et de tricheur.

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Il cesse ses activités de joueur-voleur en 1914. La guerre menaçant les bateaux, le lieu n’est plus idéal pour continuer ses activités. Il voyage jusqu’au Nouveau Monde. Une fois en Amérique, ses manières raffinées et élégantes, pour ne pas dire européennes, font des ravages.Bien entendu, il use au maximum de son charme et ses tactiques de fraudeur restent les mêmes : Il s’arrange toujours pour que la victime ne soit pas juridiquement une victime, faisant en sorte qu’elle se piège elle-même. Ainsi la ” victime ” ne peut pas porter plainte et l’accuser d’escroquerie, ayant trop honte d’avoir été une victime naïve.Ces sanglantes années de guerres qui aont marqué le monde, il les a passé dans une prison d’Amérique, écroué pour avoir escroqué un directeur de banque dans une affaire immobilière, mais Victor n’en a cure. Il est quelque peu dénué de sens moral ce qui contraste singulièrement avec son intelligence remarquable.

En 1925, Victor Lustig arrive à Paris les poches pleines du butin de ses escroqueries menées sur le continent américain. Ayant dilapidé sa fortune dans les endroits prestigieux de la ville, il se remet à travailler, enfin à sa manière d’escroc bien entendu…Au hasard d’une lecture dans un journal, l’attention de Victor est attirée par le titre d’un article. La Ville de Paris aurait des problèmes avec la Tour Eiffel, les réparations nécessaires à son entretien coûtent trop cher à la ville et le problème était de trouver un financement pour les effectuer.

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Le gouvernement a donc décidé de la démonter et d’en revendre les pièces au plus offrant.
C’est du moins ce qu’affirme sans sourciller Victor LUSTIG aux cinq plus importants ferrailleurs du moment, qu’il a conviés à une réunion confidentielle dans un grand hôtel de la capitale. D’origine
tchécoslovaque, ce personnage haut en couleurs parle cinq langues et se fait appeler Monsieur le Comte, un titre de noblesse évidemment usurpé.
En compagnie d’un complice, Dan Collins, qu’il fait passer pour son directeur de cabinet, LUSTIG se présente à ses interlocuteurs comme le sous-ministre des Postes et Télégraphes, qui gère l’édifice. Il leur exhibe les articles des journaux du 8 mai, qui lui ont inspiré son entourloupe. Ce jour là, la presse expliquait, en effet, que la Tour Eiffel, à l’origine construction temporaire pour l’Exposition universelle de 1889, avait besoin d’un sérieux nettoyage, et que les pouvoirs publics envisageaient de la démonter, pour limiter les frais. Divers documents à l’en-tête du ministère, faux, bien sûr, achèvent d’accréditer ses dires.Après une visite « officielle » de la Tour Eiffel, la vente aux enchères est remportée par un certain Monsieur Poisson. Persuadé qu’il réalisera un substantiel bénéfice sur la revente du métal, le ferrailleur convie LUSTIG à célébrer son succès au restaurant.

A table, l’escroc réalise qu’il n’a peut-être pas encore complètement plumé son pigeon. Il lui propose alors d’intervenir, moyennant un substantiel dessous de table, pour lui faire obtenir la
Légion d’honneur. Ce nouveau marché conclu, l’acheteur crédule se présente quelques jours plus
tard au ministère, afin de s’y faire remettre le planning des travaux. Il ne tarde pas à comprendre qu’il s’est fait berner.

C’est malgré tout déjà trop tard : fortune en poche, LUSTIG et son complice ont déjà filé en train pour l’Autriche. Ils en reviennent quelques temps plus tard, bien décidés à renouveler l’opération. Mais leur nouvelle victime se révèle moins facile à manoeuvrer et flaire le mauvais coup.
Les deux escrocs ont tout de même le temps de gagner le Havre. Ils y embarquent sur le premier paquebot à destination des Etats-Unis.

Il tombe en 1934 pour une affaire de fausse monnaie et est condamné à 15 ans de détention à Alcatraz. Le 9 mars 1947, il contracte une pneumonie et meurt deux jours plus tard.

Cet exploit fut repris dans le livre L’homme qui vendit la tour Eiffel (The Man Who Sold the Eiffel Tower) de James F. Johnson et en:Floyd Miller, paru en 1961 chez Doubleday pour la version originale et en 1963 chez Calmann-Lévy pour la traduction française. En 1964, Claude Chabrol réalisa un court-métrage inspiré de cette histoire intitulé L’homme qui vendit la tour Eiffel dans le film à sketches Les Plus Belles Escroqueries du monde..

Médicaments du passé – un comble

securedownload.jpg Bayer’s Heroin

Une bouteille d’héroïne Bayer’s. Entre 1890 et 1910 l’héroïne était vendue comme substitut de la morphine ne créant pas de dépendance. 
 
 

d.jpgCoca Wine

Le vin de Coca Metcalf était une des multiples variétés de vins sur le marché contenant de la cocaïne. Tout le monde disait que ça vous rendait de bonne humeur et qu’on l’utilisait également comme traitement médical.                     

    nload.jpg Mariani wine

Le vin Mariani (1875) fut le vin de Coca le plus populaire de l’époque.Le pape Léon XIII en avait toujours une bouteille sur lui.
Il décerna une médaille d’or du Vatican à Angelo Mariani (le producteur). 

 oad.jpgMaltine

Produit par Maltine Manufacturing Company de New york.
On suggérait de prendre un plein verre avec ou après chaque repas.
Les enfants doivent prendre un demi verre.

 14.jpgUn presse-papier faisant la promotion de C.F. Boehringer & Soehne (Manheim, Allemagne). 

Ils étaient fiers d’être les plus gros producteurs au monde de produits contenant de la quinine et de la cocaïne. 

2.jpg  Tablettes de cocaïne (1900)
Tous les acteurs, les chanteurs, les professeurs et les prêcheurs devaient en avoir pour une performance maximale. Sensationnel pour « adoucir » la voix.

25.jpgOpium pour l’asthme

3.jpgCocaïne pour maux de dents
 

Très populaire auprès des enfants en 1885.

Non seulement soulageaient-t-elles la douleur, elles rendaient les enfants de bonne humeur !         

                        

8.jpg Opium pour nouveau-né

Sur et certain qu’ils dormaient bien (non seulement l’opium, mais 46% d’alcool!)

Et nous sommes aujourd’hui inquiets à propos de l’aspirine pour enfants??? 

Augustin Lesage, peintre médium

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Nous sommes le 1er mars 1911. Augustin Lesage, âgé de trente-cinq ans, travaille au fond de la mine. Il est seul dans une minuscule galerie où il pioche depuis plus de deux heures. Il s’arrête un instant pour se désaltérer, lorsqu’il entend un énorme grondement venu de nulle part, suivi d’une voix qui lui dit : ”Un jour, tu seras peintre.”
Inutile de dire qu’en tant que mineur de fond, il ne connait rien au monde de l’Art. Cette voix provoque chez lui une immense frayeur. Il ne comprend pas pourquoi “on” lui a dit cela..

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Un an plus tard, dans un café, il a une discussion avec un collègue qui le convainc de participer à une réunion spirite organisée par monsieur Jean Beziat, guérisseur de son état.
C’était la grande époque du spiritisme, aussi se laissa-t-il convaincre assez facilement. Avec quelques amis, il va participer à une séance, au cours de laquelle, par écriture automatique, le medium va lui révéler ceci :
Sois sans crainte, suis bien mes conseils. Oui, un jour tu seras peintre et tes œuvres seront soumises à la science. Tu trouveras cela ridicule dans les débuts. C’est nous qui guiderons ta main. Ne cherche pas à comprendre. Surtout, suis bien nos conseils. Tout d’abord, nous allons te donner par l’écriture le nom des pinceaux et des couleurs que tu iras chercher chez monsieur Poriche à Lillers. Tu trouveras chez lui tout ce qu’il te faudra.”

Peu de temps après, il reçoit une grande toile de trois mètres sur trois dont il ne se souvient pas avoir passé commande… La trouvant beaucoup trop grande pour un débutant comme lui, il décide de la découper en plusieurs morceaux. Au moment d’agir, la main qui tient les ciseaux tremble de telle façon qu’il se ravise et décide de la laisser entière. Et sa voix intérieure de lui dire :” ne découpe pas la toile; elle se fera, tout s’accomplira.”
Cette peinture, presque abstraite – pour l’époque, c’était plutôt étonnant – ne sera terminée qu’un an plus tard.

Lesage participe maintenant régulièrement aux séances spirites. Il pense que ses œuvres lui sont dictées par des Esprits, en particulier sa petite sœur Marie, décédée en bas-âge. Mais aussi par Léonard de Vinci et Apollonius de Tyane, qu’il appellera “Marius de Tyane” (????).
Il travaille douze heures par jour dans la mine. Puis, s’ensuit la peinture… mais toute la fatigue s’envole dès qu’il commence à peindre..

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Il va produire plusieurs tableaux puis va se découvrir un don de guérisseur. C’est à ce moment-là – et sur les conseils des “Esprits” qu’il va quitter la mine et son dur labeur.
Pendant quelque temps il ne peint plus et consacre le plus clair de son temps à ses patients.
Très vite, les médecins du coin le traduisent en justice pour exercice illégal de la médecine. Trente personnes viennent témoigner à son procès. Il sera acquitté le 14 janvier 1914.

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Au cours de ce procès, Augustin s’adresse au président et lui prédit ceci :
“Monsieur le président, dans quelques temps vous viendrez me voir en tant que patient. »  Prédiction qui s’est effectivement réalisée.
En 1916, Augustin est mobilisé. Il se retrouve dans la région d’Auchel, qu’il ne quittera plus jusqu’à sa mort.
En 1923, il entame une carrière de peintre professionnel. C’est à cette même époque qu’il renconte l’égyptologue Moret et découvre grâce à lui la peinture égyptienne.
1937 : Augustin peint une toile intitulée “La moisson en Egypte”. Pendant son exécution, ses guides lui disent “Tu retrouveras la fresque authentique lors d’un voyage”. Quelques semaines plus tard, il va effectivement en Egypte. Au cours d’une visite, le guide présente une fresque qui vient juste d’être découverte. A ce moment-là, aucune reproduction n’existe. Personne ne la connaît. Il s’agit, si l’on peut dire, d’une “réplique” exacte du tableau de Lesage. Le peintre égyptien, dont on connait le nom, s’appelait Mena. Bien entendu, Augustin décide qu’il est une réincarnation de Mena.

Ces rapports avec le milieu spirite lui permettent d’entrer en contact physiquement avec des écrivains, des peintres et des scientifiques.
Les plus grandes sommités du monde scientifique et médical décident de tenter une expérience. Ils l’installent durant six semaines dans un laboratoire. Là, coupé du monde, il peint cinq heures par jour, observé par neuf scientifiques, venus des quatre coins du monde.
C’est la réalisation de la prédiction qui lui avait été faite. On s’en souvient : “Tes œuvres seront soumises à la science”.
En 1925, il expose à Paris et connait un franc succès.
A partir des années 30, sa peinture semble décliner; elle devient de moins en moins intéressante. De 1950 à 1953, il devient presque aveugle et peint avec difficulté. Le président Roosevelt lui achète une toile dont il ne se séparera jamais.
1954 : décès d’Augustin Lesage.
Augustin Lesage produira environ huit cents tableaux. Tous sont soigneusement répertoriés.

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Lina Médina, la plus jeune maman du monde

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Lina Medina (née le 27 septembre 1933 à Pauranga au  Pérou, est devenue la plus jeune mère dans l’histoire de la médecine, à l’âge de cinq ans, sept mois et vingt-et-un jours. Ce record mondial est suivi de près par un cas similaire en Russie (six).

Ayant remarqué chez sa fille l’augmentation anormale de son abdomen, Tiburcio Medina fit appel à des guerisseurs  de son village pour en avoir l’explication. Ceux-ci tout de même rejetèrent les superstitions locales (comme celle qui veut qu’un serpent, Apu, grandisse peu à peu à l’intérieur de la personne, finissant par la tuer), et ils recommandèrent aux parents de conduire l’enfant à l’hôpital de la ville.

Alors que ces derniers croyaient qu’il s’agissait d’une tumeur les médecins diagnostiquèrent une grossesse de sept mois. Le docteur Gerardo Lozada emmena la fillette à Lima, la capitale du Pérou, pour que d’autres spécialistes confirment la grossesse avant de recourir à la chirurgie. Un mois et demi plus tard, le 14 mai 1939, elle mit au monde un garçon par césarienne, il le fallait en raison de la taille trop petite de son palvis. L’opération fut conduite par le docteur Lozada et le docteur Busalleu, assistés du docteur Colretta pour l’ anesthésie.

Ce cas a été rapporté en détail par le docteur Edmundo Escomel pour La Presse médicale, avec des détails supplémentaires (ses premières règres  auraient eu lieu à l’âge de 3 ans et ses  seines , bien formés, auraient commencé à se développer quand elle avait 4 ans. À 5 ans, son apparence montrait un élargissement pelvien et une maturation osseuse avancée, et une taille de 1,15 mètre). Son fils, qui pesait 3,2 kg à la naissance, a reçu le prénom de Gerardo, en hommage au médecin qui avait réalisé l’opération. Malgré sa maturité physique, Lina préférait jouer avec des poupées plutôt que de s’occuper de son fils, alimenté par une infirmière.

Élevé comme le frère de Lina, Gerardo fut amené à croire que celle-ci était sa sœur. Mais, à l’âge de dix ans, après que l’on se fut moqué de lui à l’école, il apprit qu’en réalité il s’agissait de sa mère. Il atteignit l’âge adulte en bonne santé mais mourut en 1979, à 40 ans, des suites d’une maladie de la moelle osseuse. Jamais on n’a pu établir un lien quelconque entre sa maladie et le fait qu’il fût né d’une mère aussi précoce.

Le mystère de l’histoire ne réside pas dans la précocité de Lina, puisque celle-ci peut s’expliquer comme le résultat d’un déséquilibre hormonal, mais dans l’identité du père de l’enfant, puisque la Péruvienne n’a jamais révélé ce secret et se refuse à en parler jusqu’à aujourd’hui, allant jusqu’à refuser une interview avec Reuters en 2002. Emprisonné après la naissance de l’enfant, sous l’inculpation d’inceste, le père de Lina fut libéré après quelques jours par manque de preuves. Les soupçons se sont alors portés sur un frère de Lina qui était déficient mental.

Souvent, au Pérou, cette fille a été associée à la  Vierge Marie , qui avait conçu son fils sans relations sexuelles, par l’opération du Saint -Espris. Quelques personnes de la région croient encore aujourd’hui que Gerardo est le fils du dieu Soleil.

Il n’y a que deux photographies qui documentent ce cas. La première, prise début avril 1939, quand Medina était enceinte de sept mois et demi. Prise du profil gauche de Medina, on la voit debout, nue. C’est la seule photo de Lina prise au cours de sa grossesse. Elle a de la valeur car elle démontre la grossesse de Medina ainsi que l’étendue de son développement physiologique. Toutefois, cette photo est peu connue en dehors des cercles médicaux. L’autre photographie a été prise un an plus tard, à Lima, on y voit : Lina et Gerardo (qui avait alors 11 mois), au côté du Dr Lozada.

De nombreuses personnes ont mis en cause la véracité de ce cas, mais plusieurs médecins ont fait des vérifications au fil des années à l’aide de RX du squelette du fœtus in utero et des photos prises par les docteurs qui la prenaient en charge.

Des degrés extrêmes de puberté précoce  sont peu communs, mais pas impossibles. Le viol de jeunes enfants est également assez répandu. Mais la grossesse reste rare car la puberté précoce est généralement traitée pour supprimer la fertilité, préserver le potentiel de croissance et pour réduire les conséquences sociologiques de la puberté pendant l’enfance, et également car il est plus facile maintenant de mettre fin à une telle grossesse qu’il ne l’était au début du XXe siècle.

Après la naissance, des policiers, des médecins et une équipe de prise de vues arrivèrent au village pour étudier ce qui venait de se passer. Beaucoup de personnes proposèrent leur aide, et l’on vit même un homme d’affaires américain offrir 5 000 dollars.

Une offre tout de même un peu osée vint de New York : on proposait mille dollars par semaine, tous frais payés, pour que Lina et son fils fussent exposés à la Foire Mondiale de la ville.

La seule proposition acceptée par la famille fut celle d’un homme d’affaires américain qui demandait que la mère et le bébé se rendent aux États-Unis pour que des savants étudient leur cas. Cette offre proposait à tous les deux une rente viagère qui les mettrait à l’abri du besoin.

L’État péruvien n’attendit que quelques jours pour interdire toutes ces offres, sous prétexte que Lina et son fils étaient en « danger moral », et il se contenta de créer une commission chargée de les protéger… commission à laquelle il mit fin après six mois.

Lina resta à l’hôpital pendant onze mois et ne put retourner dans sa famille qu’après le début des procédures légales qui amenèrent la Cour Suprême à permettre qu’elle vive avec ses parents.

Quelques années plus tard, l’État expropria Lina et détruisit sa maison, pour construire à la place une route.

Aujourd’hui elle attend encore que le gouvernement veuille bien l’indemniser. Selon l’actuel mari de Lina, l’immeuble valait environ 25 000 dollars.

Si jamais elle obtenait gain de cause, ce serait pour Lina la fin d’un long démêlé judiciaire.

Elle a épousé Raul Jurado, qui lui a donné un second fils en 1972. Ils vivent dans un quartier pauvre de Lima connu sous le nom de « Chicago Chico »

Quelques-uns attribuent à un simple préjugé le fait que le gouvernement péruvien n’ait pas apporté son aide, puisque dans d’autres pays Lina recevrait un appui total de l’État. L’obstétricien José Sandoval, auteur de Mère à Cinq Ans (Mãe aos Cinco Anos), combat depuis le temps où il était étudiant pour faire obtenir à Lina une pension viagère. En 2002, il a réussi à faire accélérer le processus et à présenter l’affaire à la première dame  du pays.

Le fantôme de Dante

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Durante degli Alighieri, mieux connu sous le nom de Dante, est considéré comme étant l’un des grands poètes de l’histoire. Peu de temps après sa mort, le 14 septembre 1321, ses proches s’aperçurent qu’il manquait une partie de son grand chef-d’oeuvre, la Divine Comédie.

Ses deux enfant fouillèrent en vain les appartements de Dante, et ne trouvèrent pas les précieux écrits. Ils avaient cessé d’y croire lorsque, plusieurs jours plus tard, son fils Jacopo vit son père en rêve. Ce dernier lui apparût dans sa chambre, enrobé d’une lueur surnaturelle.

Jacopo lui demanda alors si il avait achevé la Divine Comédie. De par un mouvement de tête, Dante répondit positivement et lui indiqua, dans son ancienne chambre, l’emplacement d’une cachette secrète.
Après avoir pris comme témoin un homme de loi qui avait été un bon ami de Dante, Jacopo et son frère allèrent à l’endroit indiqué par l’apparition la nuit précédente.

Ils trouvèrent la cachette secrète dans le mur, à l’emplacement exact que Dante lui avait montré. A l’intérieur se trouvait de vieux papiers couverts de moisissure. Avec grands soins et la précaution nécessaire, ils purent les nettoyer et finalement réaliser qu’ils avaient bel et bien trouvé la partie manquante de la Divine Comédie. Ainsi, sans l’étrange apparition de ce fantôme en rêve, l’un des plus grands poèmes de tous les temps serait demeuré incomplet.


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