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Le paradis perdu, retrouvé ?

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Göbekli Tepe, Turquie, 9500 ans avant J-C : sur les rives de l’Euphrate, des milliers d’hommes se mettent à construire un sanctuaire monumental, le premier vestige archéologique de construction humaine, plus de 6000 ans avant que les égyptiens ne construisent leur première pyramide, et 7500 ans avant que les bâtisseurs de Stonehenge ne posent leur premier mégalithe ! Il faut dire que cette bande géographique du sud de la Turquie possède une histoire extraordinaire et jusque là inconnu ; selon certains archéologues, c’est même cet endroit qui a inspiré le mythe du Jardin d’Eden !

Il faut dire qu’à cette époque reculée, Göbekli Tepe se révèle être digne du paradis terrestre : des tonnes de céréales poussent à l’état sauvage, la viande ne manque pas avec les hordes de gazelles qui vivent dans la région, et la cueillette est un véritable plaisir tant les fruits et les baies coulent à profusion. Un vrai îlot de sérénité en plein âge de pierre, pendant lequel les autres hommes préhistoriques tentent de survivre tant bien que mal en se livrant à des luttes acharnés qui leur laissent peu de temps pour améliorer leurs conditions de vie. Et c’est donc probablement dans ce croissant fertile logé entre les 2 fleuves du Tigre et de l’Euphrate que l’Homme a connu ses premiers pas vers la modernité … au milieu de ce jardin d’Eden.

 Il convient alors de se poser une question fondamentale sur l’origine de l’Homme : les rédacteurs de la Bible avaient-ils entendu parler de cet endroit exceptionnel, de ce monde inconnu, en total contraste avec l’hostilité ambiante ? Si tel est le cas, s’en sont-ils inspiré lors de la rédaction de l’ouvrage sacré qui parle d’un paradis perdu ?

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Une chose est sûre : les hommes qui vivaient sur le site de Göbekli Tepe il y a 115000 ans étaient bien plus évolués que les hordes primitives et nomades qui se déplaçaient par groupe de 10 à 15 personnes. Sédentarisés dans cette région paradisiaque et encore inconnu de cette région du monde,les hommes de Göbekli Tepe sont probablement les premiers architectes d’un des mystères de l’histoire, avec la construction d’un sanctuaire qui a duré 300 à 500 ans et mobilisé des milliers de personnes.

Aucun autre édifice de cette ampleur ne date d’une telle époque ! Les architectes allemands à l’origine de la découverte du site, étudient actuellement le bâtiment ; ils ont déjà mis à jour 4 enceintes dont les piliers de calcaire pèsent plus de 10 tonnes… 2007, 39 pierres monumentales, dont la plupart sont décorées de gravures finement réalisées, ont été retrouvées.

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Et selon des prospections magnétiques, des centaines d’autres piliers seraient encore enfouis sous la terre. Les hommes de Göbekli Tepe étaient donc organisés et maîtrisaient déjà les grands travaux ; ils auraient même inventé la division du travail en se répartissant les tâches de maçon, chasseur, cueilleur, sculpteur…

 En outre, le site a peut-être été le premier endroit sacré où s’est développée la notion de religiosité. Plusieurs chercheurs pensent ainsi que c’est la spiritualité et la religion qui ont été à l’origine de ces débuts de vie en société ; ce Jardin d’Eden sur les berges de l’Euphrate attirait des milliers de pèlerins jusqu’à 200 kilomètres alentour, et pendant 1500 ans des initiés se succèderont pour effectuer des rituels sacrés dans le premier sanctuaire monumental bâti par les hommes.

Augustin Lesage, peintre médium

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Nous sommes le 1er mars 1911. Augustin Lesage, âgé de trente-cinq ans, travaille au fond de la mine. Il est seul dans une minuscule galerie où il pioche depuis plus de deux heures. Il s’arrête un instant pour se désaltérer, lorsqu’il entend un énorme grondement venu de nulle part, suivi d’une voix qui lui dit : ”Un jour, tu seras peintre.”
Inutile de dire qu’en tant que mineur de fond, il ne connait rien au monde de l’Art. Cette voix provoque chez lui une immense frayeur. Il ne comprend pas pourquoi “on” lui a dit cela..

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Un an plus tard, dans un café, il a une discussion avec un collègue qui le convainc de participer à une réunion spirite organisée par monsieur Jean Beziat, guérisseur de son état.
C’était la grande époque du spiritisme, aussi se laissa-t-il convaincre assez facilement. Avec quelques amis, il va participer à une séance, au cours de laquelle, par écriture automatique, le medium va lui révéler ceci :
Sois sans crainte, suis bien mes conseils. Oui, un jour tu seras peintre et tes œuvres seront soumises à la science. Tu trouveras cela ridicule dans les débuts. C’est nous qui guiderons ta main. Ne cherche pas à comprendre. Surtout, suis bien nos conseils. Tout d’abord, nous allons te donner par l’écriture le nom des pinceaux et des couleurs que tu iras chercher chez monsieur Poriche à Lillers. Tu trouveras chez lui tout ce qu’il te faudra.”

Peu de temps après, il reçoit une grande toile de trois mètres sur trois dont il ne se souvient pas avoir passé commande… La trouvant beaucoup trop grande pour un débutant comme lui, il décide de la découper en plusieurs morceaux. Au moment d’agir, la main qui tient les ciseaux tremble de telle façon qu’il se ravise et décide de la laisser entière. Et sa voix intérieure de lui dire :” ne découpe pas la toile; elle se fera, tout s’accomplira.”
Cette peinture, presque abstraite – pour l’époque, c’était plutôt étonnant – ne sera terminée qu’un an plus tard.

Lesage participe maintenant régulièrement aux séances spirites. Il pense que ses œuvres lui sont dictées par des Esprits, en particulier sa petite sœur Marie, décédée en bas-âge. Mais aussi par Léonard de Vinci et Apollonius de Tyane, qu’il appellera “Marius de Tyane” (????).
Il travaille douze heures par jour dans la mine. Puis, s’ensuit la peinture… mais toute la fatigue s’envole dès qu’il commence à peindre..

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Il va produire plusieurs tableaux puis va se découvrir un don de guérisseur. C’est à ce moment-là – et sur les conseils des “Esprits” qu’il va quitter la mine et son dur labeur.
Pendant quelque temps il ne peint plus et consacre le plus clair de son temps à ses patients.
Très vite, les médecins du coin le traduisent en justice pour exercice illégal de la médecine. Trente personnes viennent témoigner à son procès. Il sera acquitté le 14 janvier 1914.

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Au cours de ce procès, Augustin s’adresse au président et lui prédit ceci :
“Monsieur le président, dans quelques temps vous viendrez me voir en tant que patient. »  Prédiction qui s’est effectivement réalisée.
En 1916, Augustin est mobilisé. Il se retrouve dans la région d’Auchel, qu’il ne quittera plus jusqu’à sa mort.
En 1923, il entame une carrière de peintre professionnel. C’est à cette même époque qu’il renconte l’égyptologue Moret et découvre grâce à lui la peinture égyptienne.
1937 : Augustin peint une toile intitulée “La moisson en Egypte”. Pendant son exécution, ses guides lui disent “Tu retrouveras la fresque authentique lors d’un voyage”. Quelques semaines plus tard, il va effectivement en Egypte. Au cours d’une visite, le guide présente une fresque qui vient juste d’être découverte. A ce moment-là, aucune reproduction n’existe. Personne ne la connaît. Il s’agit, si l’on peut dire, d’une “réplique” exacte du tableau de Lesage. Le peintre égyptien, dont on connait le nom, s’appelait Mena. Bien entendu, Augustin décide qu’il est une réincarnation de Mena.

Ces rapports avec le milieu spirite lui permettent d’entrer en contact physiquement avec des écrivains, des peintres et des scientifiques.
Les plus grandes sommités du monde scientifique et médical décident de tenter une expérience. Ils l’installent durant six semaines dans un laboratoire. Là, coupé du monde, il peint cinq heures par jour, observé par neuf scientifiques, venus des quatre coins du monde.
C’est la réalisation de la prédiction qui lui avait été faite. On s’en souvient : “Tes œuvres seront soumises à la science”.
En 1925, il expose à Paris et connait un franc succès.
A partir des années 30, sa peinture semble décliner; elle devient de moins en moins intéressante. De 1950 à 1953, il devient presque aveugle et peint avec difficulté. Le président Roosevelt lui achète une toile dont il ne se séparera jamais.
1954 : décès d’Augustin Lesage.
Augustin Lesage produira environ huit cents tableaux. Tous sont soigneusement répertoriés.

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Lina Médina, la plus jeune maman du monde

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Lina Medina (née le 27 septembre 1933 à Pauranga au  Pérou, est devenue la plus jeune mère dans l’histoire de la médecine, à l’âge de cinq ans, sept mois et vingt-et-un jours. Ce record mondial est suivi de près par un cas similaire en Russie (six).

Ayant remarqué chez sa fille l’augmentation anormale de son abdomen, Tiburcio Medina fit appel à des guerisseurs  de son village pour en avoir l’explication. Ceux-ci tout de même rejetèrent les superstitions locales (comme celle qui veut qu’un serpent, Apu, grandisse peu à peu à l’intérieur de la personne, finissant par la tuer), et ils recommandèrent aux parents de conduire l’enfant à l’hôpital de la ville.

Alors que ces derniers croyaient qu’il s’agissait d’une tumeur les médecins diagnostiquèrent une grossesse de sept mois. Le docteur Gerardo Lozada emmena la fillette à Lima, la capitale du Pérou, pour que d’autres spécialistes confirment la grossesse avant de recourir à la chirurgie. Un mois et demi plus tard, le 14 mai 1939, elle mit au monde un garçon par césarienne, il le fallait en raison de la taille trop petite de son palvis. L’opération fut conduite par le docteur Lozada et le docteur Busalleu, assistés du docteur Colretta pour l’ anesthésie.

Ce cas a été rapporté en détail par le docteur Edmundo Escomel pour La Presse médicale, avec des détails supplémentaires (ses premières règres  auraient eu lieu à l’âge de 3 ans et ses  seines , bien formés, auraient commencé à se développer quand elle avait 4 ans. À 5 ans, son apparence montrait un élargissement pelvien et une maturation osseuse avancée, et une taille de 1,15 mètre). Son fils, qui pesait 3,2 kg à la naissance, a reçu le prénom de Gerardo, en hommage au médecin qui avait réalisé l’opération. Malgré sa maturité physique, Lina préférait jouer avec des poupées plutôt que de s’occuper de son fils, alimenté par une infirmière.

Élevé comme le frère de Lina, Gerardo fut amené à croire que celle-ci était sa sœur. Mais, à l’âge de dix ans, après que l’on se fut moqué de lui à l’école, il apprit qu’en réalité il s’agissait de sa mère. Il atteignit l’âge adulte en bonne santé mais mourut en 1979, à 40 ans, des suites d’une maladie de la moelle osseuse. Jamais on n’a pu établir un lien quelconque entre sa maladie et le fait qu’il fût né d’une mère aussi précoce.

Le mystère de l’histoire ne réside pas dans la précocité de Lina, puisque celle-ci peut s’expliquer comme le résultat d’un déséquilibre hormonal, mais dans l’identité du père de l’enfant, puisque la Péruvienne n’a jamais révélé ce secret et se refuse à en parler jusqu’à aujourd’hui, allant jusqu’à refuser une interview avec Reuters en 2002. Emprisonné après la naissance de l’enfant, sous l’inculpation d’inceste, le père de Lina fut libéré après quelques jours par manque de preuves. Les soupçons se sont alors portés sur un frère de Lina qui était déficient mental.

Souvent, au Pérou, cette fille a été associée à la  Vierge Marie , qui avait conçu son fils sans relations sexuelles, par l’opération du Saint -Espris. Quelques personnes de la région croient encore aujourd’hui que Gerardo est le fils du dieu Soleil.

Il n’y a que deux photographies qui documentent ce cas. La première, prise début avril 1939, quand Medina était enceinte de sept mois et demi. Prise du profil gauche de Medina, on la voit debout, nue. C’est la seule photo de Lina prise au cours de sa grossesse. Elle a de la valeur car elle démontre la grossesse de Medina ainsi que l’étendue de son développement physiologique. Toutefois, cette photo est peu connue en dehors des cercles médicaux. L’autre photographie a été prise un an plus tard, à Lima, on y voit : Lina et Gerardo (qui avait alors 11 mois), au côté du Dr Lozada.

De nombreuses personnes ont mis en cause la véracité de ce cas, mais plusieurs médecins ont fait des vérifications au fil des années à l’aide de RX du squelette du fœtus in utero et des photos prises par les docteurs qui la prenaient en charge.

Des degrés extrêmes de puberté précoce  sont peu communs, mais pas impossibles. Le viol de jeunes enfants est également assez répandu. Mais la grossesse reste rare car la puberté précoce est généralement traitée pour supprimer la fertilité, préserver le potentiel de croissance et pour réduire les conséquences sociologiques de la puberté pendant l’enfance, et également car il est plus facile maintenant de mettre fin à une telle grossesse qu’il ne l’était au début du XXe siècle.

Après la naissance, des policiers, des médecins et une équipe de prise de vues arrivèrent au village pour étudier ce qui venait de se passer. Beaucoup de personnes proposèrent leur aide, et l’on vit même un homme d’affaires américain offrir 5 000 dollars.

Une offre tout de même un peu osée vint de New York : on proposait mille dollars par semaine, tous frais payés, pour que Lina et son fils fussent exposés à la Foire Mondiale de la ville.

La seule proposition acceptée par la famille fut celle d’un homme d’affaires américain qui demandait que la mère et le bébé se rendent aux États-Unis pour que des savants étudient leur cas. Cette offre proposait à tous les deux une rente viagère qui les mettrait à l’abri du besoin.

L’État péruvien n’attendit que quelques jours pour interdire toutes ces offres, sous prétexte que Lina et son fils étaient en « danger moral », et il se contenta de créer une commission chargée de les protéger… commission à laquelle il mit fin après six mois.

Lina resta à l’hôpital pendant onze mois et ne put retourner dans sa famille qu’après le début des procédures légales qui amenèrent la Cour Suprême à permettre qu’elle vive avec ses parents.

Quelques années plus tard, l’État expropria Lina et détruisit sa maison, pour construire à la place une route.

Aujourd’hui elle attend encore que le gouvernement veuille bien l’indemniser. Selon l’actuel mari de Lina, l’immeuble valait environ 25 000 dollars.

Si jamais elle obtenait gain de cause, ce serait pour Lina la fin d’un long démêlé judiciaire.

Elle a épousé Raul Jurado, qui lui a donné un second fils en 1972. Ils vivent dans un quartier pauvre de Lima connu sous le nom de « Chicago Chico »

Quelques-uns attribuent à un simple préjugé le fait que le gouvernement péruvien n’ait pas apporté son aide, puisque dans d’autres pays Lina recevrait un appui total de l’État. L’obstétricien José Sandoval, auteur de Mère à Cinq Ans (Mãe aos Cinco Anos), combat depuis le temps où il était étudiant pour faire obtenir à Lina une pension viagère. En 2002, il a réussi à faire accélérer le processus et à présenter l’affaire à la première dame  du pays.

Robots dans l’antiquité…

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Revenons tout d’abord sur la légende d’Héphaïstos, le dieu du feu, des forgerons et de la métallurgie en Grèce Antique : il aurait construit plusieurs robots en bronze capables de se déplacer sur des roues en or de manière automatisée. On raconte que ces ‘tripodes’ avaient été conçus pour rendre des services aux dieux qui rendaient visite à Héphaïstos. Certains chercheurs ont alors émis l’hypothèse que ces machines pouvaient être des engins télécommandés pour le transport.

La légende se poursuit lorsque Héphaïstos forge 2 servantes faites en or qui étaient « fortes, dotées de sensibilité et pouvaient s’exprimer par le langage. Elles accompagnaient Héphaïstos lors de ses promenades en le tenant par la main, et l’amusaient en lui chantant des chansons. Elles étaient construites avec chaque pièce de la Connaissance enseignée par les Dieux Immortels » nous apprend l’Illiade d’Homère. L’analogie avec des robots de compagnie ultra-perfectionnés est pour le moins troublante… Un autre mythe grec revient plus particulièrement sur l’histoire d’un de ces géants de cuivre construit par Héphaïstos, et appelé Talos.

talos1.jpg Sa mission, sous l’ordre de Zeus, fut de défendre l’île de Crète des invasions ennemies. Le robot fait de métal patrouillait donc sur l’île, éloignant les vaisseaux en approche en leur lançant d’énormes blocs de pierre et en crachant des flammes. L’histoire raconte qu’à l’intérieur du corps de ce géant de métal, une seule artère reliait l’ensemble des pièces, des pieds à la tête, sur laquelle il y avait deux cornes.

Cependant une sorcière parvint à le vaincre en lui envoyant des fausses visions, puis en sectionnant l’artère du robot : du sang noir et huileux se mit alors à se répandre… On pense alors immédiatement à la substance lubrifiante nécessaire pour huiler le système hydraulique d’une machine !

Des chercheurs ont également suggéré que les 2 cornes sur la tête de Talos pussent être en réalité des antennes radars, et que les ‘visions’ de la sorcière correspondaient à un système de brouillage radar qui avait perturbé le robot guerrier.

La mythologie grecque, mentionne également une bataille aérienne entre Boread, le fils ailé de Boréas, et les Harpies, monstres volants présentant une tête de femme sur un corps d’oiseau.

Toutes les légendes font référence à l’odeur pestilentielle des Harpies en vol, qui pourrait s’expliquer par des émissions de fuel ou de gasoil. Dans l’Ancien Temps, l’odeur du carburant était bien moins tolérée que par les hommes urbains d’aujourd’hui, habitués que nous sommes à ce type d’émanations…

Le fantôme de Dante

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Durante degli Alighieri, mieux connu sous le nom de Dante, est considéré comme étant l’un des grands poètes de l’histoire. Peu de temps après sa mort, le 14 septembre 1321, ses proches s’aperçurent qu’il manquait une partie de son grand chef-d’oeuvre, la Divine Comédie.

Ses deux enfant fouillèrent en vain les appartements de Dante, et ne trouvèrent pas les précieux écrits. Ils avaient cessé d’y croire lorsque, plusieurs jours plus tard, son fils Jacopo vit son père en rêve. Ce dernier lui apparût dans sa chambre, enrobé d’une lueur surnaturelle.

Jacopo lui demanda alors si il avait achevé la Divine Comédie. De par un mouvement de tête, Dante répondit positivement et lui indiqua, dans son ancienne chambre, l’emplacement d’une cachette secrète.
Après avoir pris comme témoin un homme de loi qui avait été un bon ami de Dante, Jacopo et son frère allèrent à l’endroit indiqué par l’apparition la nuit précédente.

Ils trouvèrent la cachette secrète dans le mur, à l’emplacement exact que Dante lui avait montré. A l’intérieur se trouvait de vieux papiers couverts de moisissure. Avec grands soins et la précaution nécessaire, ils purent les nettoyer et finalement réaliser qu’ils avaient bel et bien trouvé la partie manquante de la Divine Comédie. Ainsi, sans l’étrange apparition de ce fantôme en rêve, l’un des plus grands poèmes de tous les temps serait demeuré incomplet.

La première femme avocat

En cours d’Histoire du Droit, on apprend que la première femme-avocat s’appelait Mademoiselle Chauvin. 

En fait, elle n’était pas la première…Le mot « étudiante » n’existe pas à la fin du dix-neuvième siècle.
Enfin, pas dans le sens où nous l’entendons aujourd’hui.
Une étudiante à l’époque est celle qui couche avec un étudiant, elle n’étudie rien.

L’année scolaire 1884-1885 fut marquée par l’arrivée de la roumaine Sarmiza Bilescu en Faculté de Droit.

2.jpg Le Conseil de Faculté fut appelé à statuer pour savoir si elle pouvait ou non assister aux cours.
L’autorisation fut accordée, mais pas à l’unanimité.
Peu importe, c’est donc accompagnée d’un chaperon (sa mère ou son mari) qu’elle s’installera sur les bancs de la faculté. Première licenciée en Droit en 1887, elle obtiendra sa thèse en 1890 (de la condition légale de la mère).
Qu’en est-il de la française Jeanne Chauvin?

Difficile de ne pas parler de Mademoiselle Chauvin.
Elle a été reconnue comme étant la première femme-avocat en France.
Mais la réalité est tout autre…

Elle obtiendra sa thèse en 1892 : Des professions accessibles aux femmes en Droit Romain et en Droit Français, qu’elle passera dans le Grand Amphithéâtre de la Sorbonne. Docteur en droit, elle ne peut ni plaider, ni prêter serment puisqu’elle ne jouit pas de droits politiques.
Jeanne Chauvin va donc demander, le 24 novembre 1897, son inscription au Barreau de Paris devant la Première Chambre de la Cour d’appel de Paris.
Dans un arrêt du 30 novembre 1897, la Cour déclara la requête de Jeanne Chauvin irrecevable.
Il ne lui reste alors que la voie parlementaire.

C’est ainsi que le 30 juin 1899, on devait débattre à la Chambre des députés de la proposition de loi déposée par René Viviani et plusieurs collègues avocats, ayant pour objet de permettre aux femmes d’exercer la profession au nom du « principe de l’égalité d’accès à la profession d’avocat, à égalité de diplôme ».
Deux ans de discussion avant qu’une loi entre en vigueur. Les arguments « contre » étaient intéressants : certains craignaient que ce soit la fin de toute une ère, voire de la famille bourgeoise, et qu’il faudrait penser à supprimer la présomption de paternité (si, si).
De nombreuses caricatures peignaient avec effroi un monde où les femmes exerceraient tous les métiers masculins en corset et porte-jarretelles et où les hommes, réduits à leur caleçon et maillot de corps, se retrouveraient avec la préparation de la nourriture et l’emmaillottage des bébés…

C’était le début de la fin en quelque sorte.

Cela dit, la loi passa le 1er décembre 1900. Mais ce ne fut pas Jeanne Chauvin qui prêta serment la première.

Madame Petit, première femme-avocat.

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C’est un nom français, direz-vous, effectivement.
Dans certains livres il est dit que le prénom de cette illustre oubliée de l’Histoire est inconnu. En fait, il s’agit de : Olga. Une russe. Il paraît que plus d’un tiers des étudiantes inscrites à l’université de Paris de 1905 à 1913 sont étrangères. Il y avait tant de femmes de l’Est en France (notamment de Pologne, Russie, Roumanie) qu’elles suffirent à alimenter une « Revue de femmes russes » (1896-1897).
Donc Olga Petit prêta serment le 6 décembre 1900, soit 24 heures après la promulgation à L’Officiel de la loi. Un avocat présent et journaliste au Figaro fit l’éloge dans son article du 6 décembre 1900 à la discrétion, à l’élégance de la robe de Madame Petit, qu’elle avait confectionnée elle-même, et à son émotion compréhensible quand elle prononça d’une « voix légèrement étranglée  par l‘émotion» le « je le jure ».

Jeanne Chauvin prêtera serment le 19 décembre 1900. Si elle ne fut pas la première femme-avocat (il paraît que ce serait dans un souci de patriotisme purement français qu’on a affirmé le contraire), ce fut elle qui eut le courage et le mérite de se battre pour obtenir le droit d’exercer cette profession.

*Le mot « avocate » n’existe que depuis 1999

(Source Lilamarine).

Mata Hari

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Sous le nom de Mata Hari, Margaretha Zelle ajoute des danses indonésiennes à son répertoire de charme. Elle est belle et fascinante. En ce début du 20e siècle, Mata Hari mène une vie anticonformiste qui la rend forcement suspecte.

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Lorsque Mata Hari est arrêtée pour espionnage, ses accusateurs affirment qu’elle utilise un code à base de notes de musique pour transmettre des secrets à l’ennemi.
Cette femme, amoureuse de la vie, était-elle une espionne ?

Les débuts de Mata Hari 

Née dans une riche famille néerlandaise de Leeuwarden le 7 août 1876, Margaretha Geertruida Zelle, est destinée comme toute jeune fille de l’époque à un riche mariage et à avoir de nombreux enfants.

Pourtant, son destin va être tout autre et elle symbolise toujours aujourd’hui, le mystère, l’érotisme et l’espionnage. 

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La jeune fille rejette très tôt le conformisme bourgeois et devient une courtisane ainsi qu’une danseuse exotique. Elle apprend l’art de la séduction. Mariée à un officier de l’armée coloniale néerlandaise, on raconte qu’elle séduit et attire chez elle des hommes importants.


Son premier mari semble être l’instigateur de ces rencontres. Une fois les amants dans le feu de l’action, le mari surgit, un appareil photo à la main, et immortalise la scène pour faire chanter les imprudents.Séparée de son mari, Margaretha s’installe à Paris à la fin de l’année 1903, bien décidée à réussir une carrière de danseuse. Après une période difficile, pendant laquelle elle gagne en fait sa vie comme courtisane, la jeune femme décide de changer d’image. Ainsi naît la danseuse exotique Mata Hari, qui entame rapidement une carrière internationale. Une espionne pleine de charme Elle rencontre Truffaut von Jagow, chef de la police berlinoise. Celui-ci tombe amoureux d’elle et devient son amant. Il comprend aussi qu’il peut utiliser les charmes de sa maîtresse à son avantage et surtout à celui de l’Allemagne.  Il l’incite à poursuivre ses activités de courtisane et l’encourage à s’occuper d’hommes politiques, de personnalités de l’armée et de la diplomatie.
Elle pourra ainsi obtenir d’importantes informations d’ordre militaire.
 
Elle accepte et c’est ainsi qu’elle commence sa carrière d’espionne sous le matricule H 21. La jeune femme participe à de nombreuses soirées et noue des liens avec des hommes influents. Très douée, elle leur soutire des informations qu’elle rapporte ensuite aux Allemands. Ses talents de séductrice ont des conséquences graves quand commence la Première Guerre mondiale. 
Elle s’engage comme infirmière, près de Vittel, et parvient à arracher aux officiers blessés des détails des plans des prochaines offensives.
 Etrangement, à plusieurs reprises, des offensives françaises se heurtent à une concentration imprévue de troupes allemandes.
Lors de l’une de ces offensives, plus de 100 000 soldats trouvent la mort.
 
Pour la France, cette défaite est directement imputable aux informations glanées par Mata Hari. 
Courtisane ou espionne ? Au début de l’année 1917, Mata Hari est arrêtée. Elle avoue ses liaisons mais ne reconnaît pas avoir obtenu de renseignements confidentiels.
Elle affirme qu’elle est effectivement une courtisane mais pas une espionne.
 
Elle clamera son innocence jusqu’à sa condamnation et son exécution quelques mois plus tard.

Convaincue de l’implication de la jeune femme dans des activités d’espionnage, la cour de justice militaire ne délibère pas longtemps avant de prononcer la condamnation à mort. Face au peloton d’exécution, elle refuse qu’on lui bande les yeux et meurt sans avoir baissé les yeux. 
 
mhexecution20f2cfb.jpg Cette affaire n’est pourtant pas vraiment close. En se fondant sur des documents d’archives, la Fondation Mata Hari et la ville natale de la jeune femme ont déposé, fin 2001, une demande de révision du procès auprès du ministre français de la Justice. Ils sont persuadés que Mata Hari, jugée à huis clos, a fait les frais d’un procès falsifié à des fins patriotiques.
Pour Léon Schirmann, qui a mené une enquête approfondie, il qualifie ce procès de machination et de crime judiciaire.
 
D’après lui, Mata Hari a été le jouet des services d’espionnages allemands qui se seraient servi d’elle comme bouc émissaire. 
Alors, Mata Hari n’était-elle qu’une femme qui aimait profiter de la vie ? 

Elisabeth Bathory : la comtesse sanglante

elisabethbathory.jpgElizabeth (ou Erzebeth) Bathory inspira tout autant que Vlad Tepes, l’écrivain Bram Stoker pour son personnage de Dracula. Cette femme finit par être surnommée la Comtesse Sanglante.  Née en 1560 d’une famille royale qui comptait entre autres le prince de Transylvanie, des hauts magistrats ou encore des évêques et un cardinal, Elizabeth grandit en Hongrie dans un contexte trouble, entre paganisme et religion catholique. La jeune fille fut élevée par Jollona, une nourrice qui pratiquait entre autre la magie noire, et influença beaucoup Elizabeth. 

 Très solitaire, et en proie a de violentes crises d’épilepsie (ou d’hystérie?) qui faisait dire qu’elle était possédée par le démon, sa pâleur n’arrangeant rien à la façon dont elle était perçue.

A 14 ans déjà, elle tomba enceinte d’une petite fille, qu’elle cacha, puisqu’étant déjà promise à Ferenzc Nadasdy, le héros noir de la Hongrie, avec qui elle eut d’ailleurs deux enfants de plus. Son mari étant parti à la guerre, Elizabeth fut semble t-il initiée, entre 1586 et 1587, à des pratiques magiques par une sorte de prêtre dont on retrouve peu de traces. Son mari mourut en 1604.

Malgré le fait qu’Elizabeth maltraitait déjà ses servantes avant sa mort, sa fascination pour le sang qui coule s’exacerba lorsque un jour se faisant peigner par une servante, celle ci lui fit mal. Elizabeth la frappa si fort que celle ci se mit à saigner. Alors la comtesse cru voir qu’à l’endroit ou le sang de la servante l’avait touché, sa peau retrouvait jeunesse…  Ces servantes se mirent donc à « disparaitre » les unes après les autres, la comtesse renouvelant par nécessité son cheptel pour être toujours approvisionnée en sang, dans lequel elle se baignait maintenant, par peur de « vieillir ». Elle fut pour cela aidée d’une sorcière noire du nom de Dravulia Anna.

Bathory assassina plus de 600 jeunes filles dans ces délires. Elle fut arrêtée le 26 décembre 1610 par son cousin, et le jugement tomba : ses complices furent décapités, elle fut emmurée vivante dans son château de Csejthe. Elle vécut ainsi 4 ans dans le noir et la solitude. On dit qu’au soir de sa mort, la lune devint rouge. 

Les premiers Magiciens

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Les exploits des magiciens durent depuis tant de siècles qu’on ne peut dire avec exactitude quand ils ont commencé. Cet art de l’illusion est sans doute né dans les fabuleux pays d’Orient. Les explorateurs qui s’aventurèrent dans les contrées mystérieuses de l’Inde et de l’Orient en ramenèrent des contes fantastiques remontant à la nuit des temps. Mais leurs récits sont colorés de tant d’imagination qu’il est difficile de séparer le réel de la fantaisie pure. L’Inde fut dit-on le berceau de miracles comme la croissance instantanée d’un manguier hors d’une graine, sous les yeux des spectateurs, ou encore la transformation de baguettes de bois en serpents…

Les tours de passe-passe devaient être une forme d’amusement courante au temps des Égyptiens, puisqu’on a trouvé une scène illustrant le célèbre jeu des gobelets et des muscades sur les parois d’un tombeau de Beni Hassan, datant d’environ 2 500 ans avant Jésus-Christ. Le papyrus Westcar fait état d’une représentation, donnée sur ordre du roi, par un prestidigitateur nommé Dedi au palais de Chéops. Dedi pouvait couper la tête d’une oie et la lui remettre. Si les magiciens Égyptiens distrayaient déjà leur public avec des gobelets et des boules 2 000 ans avant Jésus-Christ, les prestidigitateurs chinois enclavaient des anneaux de métal comme le font nos magiciens modernes. Le riz leur sautait d’une main à l’autre, et ils faisaient apparaître des bocaux où nageaient des poissons rouges. Au Japon, les grands classiques consistaient à transformer un morceau de papier en papillon, à faire passer une corde au travers d’un cou ou à faire jaillir des fontaines d’eau.

En Europe, durant la première moitié du XVIIIe siècle, les magiciens étaient des amuseurs ambulants qui donnaient leur spectacle dans la rue ou lors de foires, accompagnant les jongleurs, les acrobates et les conteurs. Parfois, ils étaient invités à présenter leur spectacle dans les châteaux. Leur répertoire se limitait aux trucs courants: encore les gobelets aux muscades, couper et réparer des cordes et s’enfoncer des couteaux dans les mains, les bras ou le corps. Les tours de cartes devinrent populaires en Europe dès que les jeux imprimés furent suffisamment bon marché pour que chacun puisse acquérir le sien. A travers tout le Moyen Age et jusqu’à la moitié du XVIIIe siècle, le bateleur portait généralement une sorte de grand tablier, muni d’une vaste poche contenant les objets dont il avait besoin pour présenter ses trucs. Cette poche servait aussi à cacher ses mains lorsqu’il voulait échanger ou empalmer quelque objet. Les bateleurs de foires et les magiciens exerçant chez les nobles et les riches introduirent rapidement des tours de cartes dans leur répertoire. Nombre de ces premiers tours comportaient des manipulations, des prédictions ou des combinaisons mathématiques. L’image qu’on avait du magicien était celle d’un amuseur ambulant, pratiquant en plein air et sortant de multiples objets de la grande poche de son tablier ou du sac qu’il portait sur l’épaule. C’est peut-être de là que vient l’expression «avoir plus d’un tour dans son sac»..

Le chevalier d’Eon

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Il est né en 1728 sous le nom de Charles-Geneviève-Louis-Auguste-André-Thimothée d’Éon de Beaumont, soit trois prénoms masculins et trois prénoms féminins. Cette ambiguïté allait poursuivre toute sa vie Charles de Beaumont, dit le Chevalier d’Eon, durant toute sa carrière d’espion sous la solde de Louis XV et jusqu’à sa mort.

Avocat dès ses 21 ans, Charles de Beaumont est vite remarqué par le roi qui le nomme Censeur royal, puis lui demande d’affilier « Le Secret du Roi », un service secret de renseignements. Sa première mission : approcher l’indisponible tsarine Elisabeth pour demander une alliance russe avec la France. Pour l’approcher, le Chevalier d’Eon devient Lya de Beaumont, et grâce à son intelligence il parvient à devenir sa lectrice. Il finit par influencer la tsarine en la faveur de Louis XV et mène à bien sa première mission. Sa carrière militaire ne cesse de prendre de l’ampleur jusqu’à ce qu’il devienne capitaine des dragons.

Pourtant, cette première mission réalisée très jeune finit par jeter l’opprobre sur le chevalier. En 1770, la rumeur se propage en Europe que le Chevalier d’Eon est vraiment une femme. La douceur de ses traits, la parfaite symétrie de ses prénoms (3 masculins, 3 féminins) ainsi que l’ambiguïté dont se joue le Chevalier à l’annonce de cette rumeur (il ne démentira jamais) ne font qu’amplifier les ragots. Les Anglais en viennent même à parier sur son sexe. Après la mort de Louis XV, Louis XVI, qui ne l’aimait pas beaucoup, fait récupérer certains documents secrets… et le condamne à porter à vie le vêtement féminin. Pour la Cour, cela ne fait plus aucun doute : le Chevalier d’Eon est une femme.

La chevalière continuera pendant plus de 30 ans à porter des vêtements de femme, notamment des toilettes fournies par Marie-Antoinette elle-même. Destituée de ses fonctions de capitaine des dragons, la chevalière finira sa vie dans la misère, s’exposant en tant que saltimbanque ou phénomène de foire. Deux jours après sa mort, la vieille femme est autopsiée. Coup de théâtre : le chirurgien chargé de l’autopsie déclare officiellement que le corps décédé comporte tout ce qu’il y avait de plus masculin. Le Chevalier d’Eon était bien un homme. Mais derrière cette affirmation se cache le mystère d’un homme qui, pendant plus de 30 ans, a vécu comme une femme. Un secret que seul Louis XVI pourrait résoudre…

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