• Accueil
  • > CONTES-LEGENDES & MYTHOLOGIE :

Archives pour la catégorie CONTES-LEGENDES & MYTHOLOGIE :


1...34567

Le joueur de flute de Hamelin

sanctuarybyaseamlessbond.jpg 

Cette légende naît en 1284, en Allemagne, alors que la petite ville de Hamelin est infestée de rats, au grand désespoir de ses habitants et de son maire. Un jour, un joueur de flûte se présente comme étant un exterminateur de rats. Habillé d’un long manteau multicolore, il propose de débarrasser la ville des rats, moyennant finances. Le maire et les habitants de la ville acceptèrent sa proposition avec joie. L’homme sort sa flûte et à peine se met-il à jouer que les rats sortent des maisons, enchantés par cette musique. Il les entraîne ainsi en dehors de la ville, jusqu’au Weser, dans lequel ils plongent en masse et se noient. Sa tâche accomplie, l’homme retourne à la ville toucher son salaire mais les bourgeois refusent de le payer. Le flûtiste quitta la ville, le cœur plein d’amertume. Il y revint cependant le 26 juin, sous les traits d’un chasseur à l’allure effrayante, portant un chapeau rouge et étrange; pendant que tout le monde était à l’église, il sortit sa flûte de nouveau et commença à jouer dans les ruelles da la ville. Mais cette fois, ce sont les enfants qui arrivent en courant, ensorcelés par sa musique. Il les conduisit par la porte de l’est en continuant de jouer, et ils allèrent jusqu’à la montagne Koppelberg, où il disparut avec eux à jamais. Seuls deux enfants revinrent, car ils s’étaient attardés en chemin. L’un d’eux étant aveugle ne pu montrer l’endroit où les enfants étaient, l’autre étant muet ne put dire un seul mot. Un petit garçon étant revenu chercher sa redingote échappa lui aussi au malheur. Certains dirent que les enfants avaient été conduits à une grotte d’où ils ressortirent dans la région de Siebenbuergen. Selon la légende, ce jour-là, 130 enfants disparurent ainsi à jamais. 

Réalité ou fantaisie ?  La légende du joueur de flûte de Hamelin, histoire enfantine bien connue, a été immortalisée par le poète anglais Robert Browling. Il faut pardonner aux touristes qui visitent Hameln (son véritable nom en allemand) de croire que ce récit est une réalité historique. En effet, deux maisons du XVIe siècle portent des inscriptions rappelant l’enlèvement des enfants du 26 juin 1284, et la légende est régulièrement présentée dans la ville. Dans une certaine rue, même, la Bungenstrasse (qui serait le chemin emprunté par les petits ensorcelés), aucune musique n’est autorisée de peur de courroucer à nouveau le joueur de flûte. Et, jusqu’au XIXe siècle, deux croix se dressaient sur la montagne pour marqué l’endroit où les enfants disparurent.

Cependant, selon les témoignages écrits, il y aurait là une certaine confusion. Le plus ancien témoignage, qui remonte à 1450, ne relate que la disparition de 130 enfants. Ce n’est qu’au XVIe siècle que la chronique mentionne le joueur de flûte comme charmeur de rats.Selon des récits plus tardifs du XVIIe la date fatidique serait le 22 juillet 1376.

IMAGE – La demeure du joueur de flûte. La maison du charmeur de rats à Hamelin, en Allemagne fédérale: l’un des deux édifices de la ville qui porte des plaques commémorant l’enlèvement des enfants.

flute2.jpg

Bien que la différence jette le doute sur l’authenticité de l’histoire, le fait même qu’elle soit rapportée avec une telle précision porte à croire que la légende a un fond de vérité.

Ce n’est certes, ni la première ni la seule de son genre. Des récits remarquablement similaires se retrouvent dans le folklore de toute l’Europe et du Moyen-Orient. Mais contrairement aux autres contes similaires, celui de Hamelin donne des dates précises, quoique contradictoires.

Sequence Frissons : le chateau de Glamis

hhzakth6.jpg

Le château de Glamis considéré comme l’un des plus beaux d’Écosse se trouve au cœurs de fictions et légendes; d’après les histoires locales, il y aurait plus de sombres secrets à Glamis que dans tout autre château d’Écosse. Glamis se trouve dans la vaste et fertile vallée de Strathmore. Les terres entourant le château couvrent 14 000 acres (soit 57km²); on y trouve des jardins luxuriants avec des chemins pour les promenades, des cultures, des exploitations de bois et des troupeaux de bœufs.  En 1034, le roi Malcolm II décéda à Glamis. En 1372, le château de Glamis fut donné par Robert II d’Écosse aux seigneurs de Glamis, qui deviendront Comte de Strathmore et Kinghorne. Le comte est chef du Clan Lyon; la fille du 14ème Comte, Elizabeth Bowes-Lyon fut sacrée reine en 1937 et passa son enfance au château; c’est également là que naquis sa fille Margaret. On notera également la visite au château de Marie, reine d’Écosse, 1562. 

Sur le plan architectural, le château a subi de nombreuses transformations. Restauré en profondeur au 17ème et XVIIIe siècle, le château était basé sur une maison-tour que l’on peut maintenant trouver au centre.

Légendes 300px00105cad602907324f4403ecosse.jpg

Le monstre de Glamis- La légende la plus connue est celle du Monstre de Glamis, un enfant affreusement difforme des comtes de Strathmore et Kinghorne. Selon l’histoire, il aurait été gardé reclus dans le château toute sa vie, et ses chambres murées après sa mort. Une version alternative de la légende serait qu’un vampire né à chaque génération de la famille et est gardé à l’intérieur des murs de ces chambres. Une vieille histoire raconte que des invités auraient accrochés des serviettes aux fenêtres de chaque pièce pour tenter de trouver les chambres murées du monstre. Lorsqu’ils regardèrent le château de l’extérieur, de nombreuses fenêtres n’auraient pas montré les serviettes. Cette légende peut être inspirée par l’histoire réelle des Ogilvie. Quelque part dans les murs épais de presque cinq mètres se trouve une chambre remplie de crânes, où la famille Ogilvie cherchant protection contre le Clan Lindsay serait morte de faim emmurée. Enfin, un autre monstre aurait habitué dans le Loch Calder à proximité de Glamis.   

La dame grise Une petite chapelle se trouve dans le château avec des sièges pour 46 personnes. L’histoire donnée aux visiteurs par les guides du château prétend qu’un siège est toujours réservé pour la dame grise (Grey Lady), un fantôme qui habiterait le château et que l’on penserait être Janet Douglas, épouse du 6ème seigneur de Glamis; accusée de sorcellerie, elle fut torturée pour avouer puis brûlée sur le bûcher. D’après les guides, la chapelle est toujours utilisée régulièrement par la famille mais personne n’a le droit de s’asseoir sur le siège de la dame grise. David Bowes-Lyon, 14ème comte de Strathmore et Kinghorne, se promenant sur la pelouse une nuit après le souper, déclara avoir vu une fille s’agrippant aux barreaux d’une fenêtre et regardant fixement dans la nuit. Alors qu’il allait lui parler, elle disparu soudainement, comme si quelqu’un l’avait arrachée de la fenêtre. 

Jouer aux cartes avec le diable Earl Beardie était invité au château. Une nuit, il demanda à jouer aux cartes alors qu’il était ivre et ses hôtes refusèrent comme c’était le jour du sabbat. Furieux, il déclara qu’il jouerait aux cartes avec le diable lui-même. Un inconnu se présenta au château et demanda si Beardie souhaitait un partenaire aux cartes. Ils commencèrent à jouer dans une des chambres et, plus tard, les serviteurs entendirent des hurlements et des malédictions proférées dans la chambre. L’un jeta un coup d’œil à travers le trou de la serrure et l’histoire raconta qu’un jet de lumière l’aurait blessé. L’inconnu disparut, emportant l’âme de Beardie avec lui. De nombreuses personnes prétendent avoir entendu des cris et le bruit des dés; on prétend que le comte continuerait de jouer aux cartes avec le diable 

Glamis dans la fiction Dans la tragédie Macbeth de Shakespeare, le personnage de MacBeth réside au château de Glamis..   Kelley Armstrong auteur canadienne de fantasy, utilise le château dans son roman Haunted (2005). La légende du monstre de glamis y est reliée au démon Dantalion, grand duc des enfers. La légende du monstre est également reprise par Grant Morrison, scénariste écossais de comics, dans sa série The Invisibles

La légende de la Licorne

cliquez sur ce lien pour visionner la vidéo

Légendaire, la Licorne est souvent dépeinte dans les bestiaires médiévaux comme étant un cheval blanc et élancé, arborant une corne spiralée sur son front, et qui peut vivre jusqu’à mille ans. Néanmoins, son aspect et sa personnalité diffèrent parfois, selon la région du monde où elle est censée avoir été aperçue. Ainsi, en Occident, elle est souvent décrite comme étant sauvage et indomptable; tandis qu’en Orient, l’on racontait que c’était un animal paisible et doux, qui apportait la bonne fortune. Néanmoins, la légende dit qu’était la monture des dieux; et qu’il existait des troupeaux de licornes qui vivaient dans la forêt enchantée et que parfois… certaines se laissaient domestiquer par des princesses ou des fées. Sauvage et féroce si elle est attaquée, la licorne se laisse parfois prendre au piège de l’amour… 

On en parle pour la première fois en Occident, dans les textes écrits, sous la plume de l’historien grec Ctesias, vers 398 avant J.-C., sur la base de récits de voyageurs. Selon l’auteur, les Licornes auraient habité l’Inde; elles sont décrites comme étant des ânes sauvages aussi gros que des chevaux – et parfois plus encore -; leurs pelages étaient blanc, leurs têtes rouge foncé, et leurs yeux d’un bleu profond. Puis sur leurs têtes, se dressaient une longue corne d’environ un demi mètre de long: généralement blanche à la base, noire au milieu, puis rouge et pointue dans son extrémité. Somme toute il s’agit d’un animal fabuleux, mélange de rhinocéros indien, d’antilope de l’Himalaya, et d’âne sauvage. 

La licorne est présente dans un grand nombre de tapisseries du Moyen et est souvent reproduite sur les blasons médiévaux, dans les ornements de même qu’au centre de l’écu. Même que le souverain tudor Henri VIII (1509-1547) commanda des sculptures de licorne pour décorer son palais de Hampton Court. On la représente aussi fréquemment dans les armoiries héraldiques. Notamment, lorsque James VI d’Écosse prit la succession d’Elisabeth Ire sur le trône de l’Angleterre en 1603, la licorne écossaise et le lion anglais devinrent les porteurs héraldiques des Armoiries royales du Royaume-Uni. De fait, la licorne concourt à la justice royale, en frappant les coupables de sa corne. Par ailleurs, la corne de la Licorne était réputée avoir des propriétés parfois curatives, parfois magiques. Une vieille légende de l’Inde raconte que licorne est douée d’un pouvoir magique: puique sa corne sépare les eaux polluées et détecte les poisons. Voilà sans doute pourquoi l’on raconte qu’une licorne qui trempait sa corne dans un étang d’eau empoisonnée la purifiait aussitôt; ou que la poudre de cette corne protégeait contre le poison et beaucoup de maladies; et parfois même, pouvait ressusciter les morts.

Certaines légendes affirment même qu’un bijou précieux était caché sous la corne. Pas étonnant que plusieurs aient voulu se l’approprier… quitte à, pour ce faire, la tuer: car la licorne ne se laisse pas capturer vivante sans une farouche résistance. Évidemment,la Licorne combattait violemment pour sa vie et contre la méchanceté des hommes qui la chassaient, et souhaitaient la capturer.

Néanmoins, l’Histoire raconte que la Licorne pouvait être apprivoisée par le contact d’une vierge. Ainsi, une jeune femme pure se rend dans les bois et s’installe sous un arbre. Puisqu’elle est attirée par la pureté,la Licorne ne peut résister à l’appel de l’amour pur: et vient étendre sa tête sur les genoux de la vierge. Celle-ci chante pour l’endormir, puis lui glisse une bride d’or sur la tête. Une fois la Licorne apprivoisée, les chasseurs surgissent alors pour la capturer et malheureusement aussi, l’abattre…Ainsi, semble-t-il que désabusée par la cruauté de l’homme,la Licorne a quitté la planète Terre, il y a de cela très longtemps.

Elle vit maintenant dans les Cieux, au Paradis. Mais semble-t-il qu’étant à l’écoute des Êtres au coeur pur, elle consent parfois à aider certaines gens à réaliser leurs voeux. Cependant, elle ne reviendra vraiment visiter notre Monde que lorsque la Paix régnera à nouveau sur notre Planète Bleue… 

La légende de la rose

wishyouwereherebyaseamlessbond.jpg 

Un pauvre jardinier n’avait pas trouvé de femme à aimer,
mais dans son beau jardin, l’unique fleur à peine éclose,
offrit tant de beauté, qu’il l’appela « la rose. »

Dans le cœur de la fleur, une nymphe endormie,
écarta les pétales, et bientôt en sortit.

Garde moi près de toi dit-elle au jardinier.
Toute ta vie durant, d’amour te comblerai.

La ravissante fleur, à partir de ce jour,
devint par sa beauté symbole de l’amour. 

Chat noir !

cliquez sur ce lien pour visionner la vidéo

Dans les pays européens, le chat noir est toujours marqué par une vieille superstition venue du Moyen Age. La vue d’un chat noir est encore  ressentie comme un mauvais présage. Mythes et légendes entourent la couleur noire depuis la nuit des temps. Malheureusement, le chat a été l’une des principales victimes de ces superstitions souvent meurtrières.  Incarnation du Diable, le chat noir a souffert de l’ignorance des hommes principalement au Moyen Age. 

Le chat noir : du héros au martyr La multiplication du nombre de races de chats domestiques est un phénomène qui remonte à peine à une centaine d’années.. L’européen noir est considéré comme un chat porte-bonheur par les Britanniques. Ce chat a une robe d’un noir profond et possède des yeux orange foncé ou cuivre.  Mais, si ce chat représente parfaitement le Malin, ce n’est pas lui qui est l’origine de la légende. A l’origine, le chat est un félin sauvage. En Europe, le chat sauvage d’Eurasie était autrefois très répandu.  Les yeux vert-doré du chat sauvage lui ont valu d’être persécuté au Moyen Age, tout comme les hommes ayant des yeux verts et des cheveux roux, signes de relation avec le diable. Les Romains adoptèrent le chat .. Certaines légions romaines arboraient son effigie sur leur bannière, symbolisant l’indépendance.  Ce sont peut-être elles qui introduisirent le chat en Gaule. Il est probable que les Croisés ont ramené de nombreux chats pour lutter contre les invasions de rats noirs qu’ils avaient eux-mêmes importé sur leurs bateaux en revenant d’Orient. Le chat se propagea. Il devint alors le protecteur de l’homme car il décimait les rats porteurs de la peste.  Pendant les grandes épidémies, le chat était un allié précieux. Pourtant, loin d’être adulé, en Europe, il fut assimilé par l’Eglise à des croyances diaboliques. 

Croisade contre le chat noir - Dès le Moyen Age, l’Inquisition et l’Eglise traquèrent le chat noir. Elles l’associaient aux sorcières, elles-mêmes victimes de la persécution chrétienne.  L’Eglise voulait lutter contre les rites païens, encore très ancrés et inventa le chat démoniaque.
Ce chat symbolisait le monde des ténèbres qui éloignait le bon chrétien du droit chemin. On le soupçonnait des pires forfaits. Il participait à des sabbats mystérieux en compagnie du diable. C’était donc la parfaite représentation de Satan. 
A cette époque, le chat, surtout noir, était souvent mêlé à des procès de sorcellerie. Dans le procès des Templiers, il est fait mention d’adoration de Lucifer qui apparaissait à ses adeptes sous la forme d’un chat.  En 1561, un procès eut lieu où l’on accusa des femmes de se transformer en chattes pour tenir leurs sabbats. Ces procès se finissaient toujours par la mort des accusés mais également des pauvres animaux. Ces derniers étaient jugés comme des personnes.  Il est évident que l’Eglise avait trouvé là un bouc émissaire idéal pour lutter contre ses ennemis et frapper l’imaginaire populaire qui avait besoin d’une victime en chair et en os pour croire au Malin. 

Obscurantisme et cruauté - Le chat, surtout quand sa robe était noire, attira tout au long du Moyen Age un déchaînement de violence.
Il devint la victime de la cruauté collective. Dans de nombreuses villes d’Europe, souvent en période de Carême, on organisait des bûchers pour y sacrifier des centaines de chats. 
Les malheureux chats étaient suspendus par la foule en haut d’un mât, sur le bûcher ou jetés dans des paniers d’osier au milieu du brasier. Quand le rituel était terminé, chacun prenait une poignée de cendres pour la répandre dans sa maison et dans les champs, afin de se préserver de la disette et des épidémies.  La ville de Metz pratiqua ce type d’autodafé pour les feux de la Saint Jean jusqu’en 1777. Le roi de France, lui-même, participa jusqu’au 18e siècle à ces autodafés de chats qui se déroulaient sur la place de Grève.  Le roi devait enflammer le tas de fagots au-dessus duquel était accroché un sac rempli de chats.Le martyr public des chats ne fut interdit que sous louis XV. 
L’Europe en plein délire - Cette cruauté stupide envers les chats ne concerne pas que la France. A travers toute l’Europe, des rites sacrificiels étaient organisés.  En Belgique, le sinistre « Kattestoët » ou « jets de chats » s’est poursuivi jusqu’en 1817. Le bourreau jetait du haut de la tour trois chats vivants. Si l’un des chats survivait à la chute, il était poursuivi par la foule hystérique jusqu’à ce que mort s’ensuive. On a découvert un groupe de chats momifiés, emmurés dans une aile de la Tour de Londres. En effet, on emmurait souvent des chats vivants, dans une maison ou un édifice, pour s’attirer les faveurs de Dieu et conjurer les maléfices.  La réhabilitation du chat En Europe, c’est au 18e siècle que les mentalités commencent à évoluer lentement. Cette évolution est sans doute due à l’importation d’Orient de chats Angoras et de chats Persans dont étaient friands les nobles de la cour à Versailles. Louis XV avait une passion pour les chats et cet engouement s’étendit au royaume.  Le Chat Botté, conte de Charles Perrault a également favorisé la réhabilitation du chat. Il devient peu à peu un compagnon et n’est plus cantonné aux campagnes.  En 1765, on fonde l’école vétérinaire de Maisons-Alfort. C’est une véritable révolution car l’idée de soigner un animal est tout à fait nouvelle.  L’étude du monde animal marque la fin de plusieurs siècles d’obscurantisme où l’animal était méprisé et sans âme.  Il est amusant de constater que Napoléon Ier détestait les chats. Sous son influence, le code civil définit juridiquement le chat, ainsi que tous les animaux, comme un meuble.
Avant une bataille, la vue d’un chat provoquait chez lui une véritable crise d’allergie. 
De même, bien avant Napoléon, Jules César ne supportait pas la présence d’un chat. 
Le 19e siècle fut l’ère de la rédemption du chat. Tout au long de ce siècle, le chat domestique va conquérir sa place dans les foyers. C’est un Anglais qui établit la première classification des races connues de chats qui va servir de référence à toutes les expositions à partir de 1925.  Le chat de gouttière, appelé chat européen, s’est vu récemment reconnu comme race à part entière.
Notre chat noir aux yeux orange est aujourd’hui un doux et joli  compagnon.

Le loup chez les inuits

loupblznc.gif

Il est des peuples qui n’ont jamais imaginé que le loup puisse être méchant, ni même nuisible. Les Esquimaux parlent du loup avec admiration et gratitude depuis des milliers d’années. A en croire les légendes esquimaudes et une croyance ancestrale , le loup serait un cadeau du ciel venu assurer la présence constante de caribous et garantir leur bon état de santé.

Chez nous, il fallut attendre la seconde moitié du XXe siècle avant que ne soit remise en question la véracité des innombrables récits qui ont fait trembler l’inconscient humain. Jusqu’au jour où les témoignages de l’histoire furent confrontés aux découvertes des zoologistes. Pourtant, comme souvent, ce savoir scientifique existait déjà, sous la forme des mythes, chez les Inuit. L’un d’eux parle du rôle du loup dans la nature, d’écologie, d’équilibre naturel et d’interdépendance prédateur-proie… Autant de concepts que nous découvrirons bien plus tard par l’intermédiaire de la science, faute d’avoir su écouter les sages venus d’ailleurs.

Comment les papillons apprirent à voler (Légende amérindienne)

cliquez sur ce lien pour visionner la vidéo

 Quand la Terre était jeune, aucun papillon ne volait ça et là dans les airs et n’illuminait les jours de printemps et d’été de leurs ailes couleur de l’arc-en-ciel. Il y avait des reptiles, qui furent les ancêtres des papillons, mais ils ne savaient pas voler ; ils ne savaient que ramper par terre. Ces reptiles étaient magnifiques, mais le plus souvent les humains, lorsqu’ils se déplaçaient, ne baissaient pas les yeux vers la terre, aussi ne voyaient-ils pas leur beauté. En ces temps-là, vivait une jeune femme qui s’appelait Fleur de Printemps et qui était une joie pour tous ceux. Elle avait toujours le sourire et un mot gentil à la bouche, et ses mains étaient semblables au printemps le plus frais pour ceux qui étaient atteints de fièvre ou de brûlures. Elle posait ses mains sur eux et la fièvre aussitôt quittait leur corps. Adulte, son pouvoir devint encore plus fort et, grâce à la vision qu’elle avait reçue, elle devint capable de guérir les gens de la plupart des maladies qui existaient alors. Dans sa vision, d’étranges et belles créatures volantes étaient venues à elle et lui avaient donné le pouvoir de l’arc-en-ciel -Chaque couleur de l’arc-en-ciel avait un pouvoir particulier de guérison que ces êtres volants lui révélèrent. Ils lui dirent que pendant sa vie elle serait capable de guérir et qu’au moment de sa mort elle libérerait dans les airs des pouvoirs de guérison qui resteraient pour toujours avec les hommes. Dans sa vision, il lui fut donné un nom : Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel. Tandis qu’elle avançait en âge, elle continuait son travail de guérisseuse. Elle rencontra aussi un homme, un voyant, et elle le prit pour mari. Ils eurent ensemble deux enfants et les élevèrent pour qu’ils soient forts, sains et heureux. Les deux enfants avaient aussi certains pouvoirs de leurs parents et eux-mêmes devinrent plus tard des guérisseurs et des voyants. Tandis qu’elle vieillissait, son pouvoir grandit encore et tous ceux qui vivaient dans les environs de la région où elle habitait vinrent à elle avec leurs malades.Mais l’effort de laisser passer en elle tout le pouvoir finit par l’épuiser et un jour elle sut que le moment de remplir la seconde partie de sa vision approchait. Tout au long de sa vie, elle avait remarqué que des reptiles magnifiquement colorés venaient toujours près d’elle quand elle s’asseyait par terre, contre sa main . Un jour un de ces reptiles vint jusqu’à son oreille. Elle lui parla, lui demandant si elle pourrait faire quelque chose pour lui, car elle avait remarqué que lui et ses frères et soeurs lui avaient toujours rendu service. « Ma soeur, dit Celui qui rampait, mon peuple a toujours été là pendant que tu guérissais, t’assistant grâce aux couleurs de l’arc-en-ciel que nous portons sur le corps. A présent que tu vas passer au monde de l’esprit, nous ne savons comment continuer à apporter aux hommes la guérison de ces couleurs. Nous sommes liés à la terre et les gens regardent trop rarement par terre pour pouvoir nous voir. Il nous semble que si nous pouvions voler, les hommes nous remarqueraient et souriraient des belles couleurs qu’ils verraient. Nous pourrions voler autour de ceux qui auraient besoin d’être guéris et laisserions les pouvoirs de nos couleurs leur donner la guérison qu’ils peuvent accepter. Peux-tu nous aider à voler ? » Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel promit d’essayer. Elle parla de cette conversation à son mari et lui demanda si des messages pourraient lui venir dans ses rêves. Le matin suivant il se réveilla, excité par le rêve qu’il avait fait. Quand il toucha doucement Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel pour le lui raconter, elle ne répondit pas. Il s’assit pour la regarder de plus près et il vit que sa femme était passée au monde des esprits pendant la nuit. Pendant qu’il priait pour son âme, le rêve qu’il avait eu lui revint en mémoire et cela le réconforta. Quand le moment fut venu de porter Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel à la tombe où elle serait enterrée, il regarda sur sa couche et, l’attendant, se trouvait le reptile qu’il pensait y trouver. Il le ramassa avec précaution et l’emporta.  Tandis que l’on s’apprêtait à  recouvrir le corps, il entendit le reptile qui disait : « Mets-moi sur son épaule à présent et quand la terre sera sur nous, mon corps aussi mourra, mais mon esprit se mêlera à l’esprit de celle qui fut ta femme, et ensemble nous sortirons de terre en volant. Alors nous retournerons vers ceux de mon peuple et leur apprendrons à voler de façon à ce que se poursuive le travail de ton épouse. Elle m’attend. L’homme fit ce que le reptile lui avait dit et quand tous les autres furent partis, l’homme resta en arrière quelques instants regarda la tombe, se souvenant de l’amour qu’il avait vécu. Soudain, de la tombe sortit en volant une créature qui avait sur ses ailes toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Elle vola vers lui et se posa sur son épaule. « Ne sois pas triste, mon époux. A présent ma vision s’est totalement réalisée, et ceux que j’aiderai désormais à enseigner apporteront toujours aux autres la bonté du coeur, la guérison et le bonheur. Quand ton heure viendra de te transformer en esprit, je t’attendrai et te rejoindrai. »  Quand l’homme changea de monde, quelques années plus tard, et fut enterré, ses enfants restèrent en arrière après que tous les autres s’en furent allés. Ils remarquèrent une de ces nouvelles créatures magnifiques qu’ils appelaient papillons, voletant près de la tombe. En quelques minutes un autre papillon d’égale beauté sorti en volant de la tombe de leur père, rejoignit celui qui attendait et, ensemble, ils volèrent vers le Nord, le lieu du renouveau. Depuis ce temps-là les papillons sont toujours avec les hommes, éclairant l’air et leur vie de leur beauté.  Si vous voulez que votre souhait se réalise, vous n’avez qu’à le souffler au papillon. N’ayant pas de voix, il ira porter votre souhait au ciel jusqu’au grand Manitou, où il sera exaucé. 

Conte japonais de la FEMME-OISEAU

800x600femmeoiseau.jpg

Yohei, un paysan japonais solitaire ne possédant que ses bras et une modeste demeure découvre une grue échouée dans la neige à l’aile transpercée d’une flèche. Appitoyé, il soigne l’oiseau blessé et, bientôt guéri, l’échassier s’envole. Deux jours plus tard une jolie femme vient demander l’hospitalité pour la nuit ; pour ne repartir ni le lendemain, ni les jours suivant. Le couple nage dans un bonheur tout neuf, mais sans ressources.

Pour subvenir à leurs besoins l’épouse se propose de tisser en trois jour un riche vêtement de soie, que son maris pourrait aller vendre en ville ; à condition qu’il la laisse s’isoler sans un regard sur son activité. Ainsi procèdent-ils plusieurs fois, car les vêtements proposés, d’une qualité magnifique qu’on nomme “Cent-plumes-de-grue” (Tsuru-no-senba-ori), s’échangent facilement contre de fortes sommes. Cependant à mesure de l’aissance matérielle obtenue la santé de la femme décline peu à peu. Elle dit un jour que, très fatiguée, elle ne saurait plus continuer à tisser ; mais finalement s’enferme pour un dernier effort à la demande insistante de son mari.

 La femme cette fois-ci n’apparait pas lorque les trois jours nécessaires et habituels sont passés, au terme desquels l’homme – inquiet et indiscret – découvre une grue qui tisse l’étoffe précieuse à partir de son propre plumage. Le lendemain matin l’épouse se montre pour remettre son somptueux et ultime ouvrage et déclarer qu’elle ne peut rester plus longtemps, le voeux rompu, sa véritable nature découverte. Elle reprend sa forme et s’envole à jamais, abandonnant le pauvre hère.

Le mythe de la cité engloutie : l’Atlantide

atlantideintro.jpg

Depuis 2000 ans, l’histoire de l’Atlantide, engloutie 9000 ans avant notre ère, a été l’objet des spéculations les plus diverses. Selon Platon (IV° siècle avant notre ère) ce récit proviendrait des archives des prêtres égyptiens de la ville de Saïs. 

Dans le « Timée » Platon insiste pour présenter le récit de l’engloutissement de l’Atlantide comme une histoire vraie. Le moraliste se sert ensuite de cet évènement pour développer une utopie de cité idéale … Depuis deux mille ans, en l’absence de données archéologiques ou géologiques, les spéculations innombrables sur le mythe de l’Atlantide ne sont basées que sur le témoignage du philosophe grec. Après avoir débattu pendant des siècles du sérieux de l’information, la majorité des hellénistes traitent maintenant ce témoignage comme une affabulation .Il est vrai qu’aucune des localisations proposées par les partisans d’une Atlantide réelle ne correspond, ni en lieu ni en date, au propos du prêtre égyptien. Trop de divagations ésotériques ont par ailleurs, discrédité la recherche d’un ancrage dans une réalité géologique par ailleurs introuvable. 

Au début de notre ère, le philosophe néo-platonicien Proclus énumère les hypothèses envisagées à son époque : totale utopie philosophique ? fait réel ? fait partiellement réel ? Faute d’arguments factuels, deux mille ans d’exégèse n’ont rien apporté de plus à l’analyse de Proclus

Voici les deux positions les plus extrêmes avant d’aborder la position intermédiaire que
la Géologie pourrait maintenant confirmer. 

Position 1 : Tout est imaginaire dans le récit de Platon

Partant d’une tradition, présentée comme authentique, Platon développe la fiction d’une République Idéale, opposée victorieusement à un envahisseur atlantique. Comme un romancier qui, à partir d’un fait divers, construit son propos, le philosophe échafaude une fable moralisatrice. La complexe société atlantidienne du « Critias », utopie transposée dans le passé d’une histoire présentée comme véritable, est de l’aveu même de son auteur, imaginaire: 

“Les citoyens et la cité qu’hier vous nous avez représenté comme une fiction, nous les transposerons maintenant dans l’ordre du réel : nous supposerons qu’il s’agit de la cité que voici : les citoyens que vous aviez imaginés, nous dirons que ce sont ceux-ci, les vrais, nos ancêtres, ceux dont avait parlé le prêtre. Il y aura concordance complète, et nous n’errerons point si nous affirmons qu’ils sont bien ceux qui existèrent en ce temps-là. “ 

C’est aussi l’avis des érudits, familiers des textes grecs, qui y retrouvent, transposées et idéalisées, les cités états contemporaines de Platon. La tendance actuelle chez ces spécialistes est encore plus radicale puisqu’elle généralise cette opinion à la totalité du récit. 

Il est vrai que toutes les “ interprétations ” proposées jusqu’ici sont délirantes. Romanciers de science-fiction et tenants de l’archéologie fantastique ont actuellement contribué à faire des propos du philosophe antique un mythe moderne toujours vivant, dont le grand public, plus familier de Walt Disney que de Platon, a bien souvent complètement oublié les sources ! 

Position 2 : Tout est réel dans le récit de Platon 

En dehors du champ scientifique, mais s’en réclamant, certains vulgarisateurs, évoquent un continent peuplé d’une civilisation très avancée, englouti quelque part entre l’Ancien et le Nouveau Monde. 

Cette civilisation fantôme serait la source hypothétique mais affirmée, de toutes les grandes civilisations de l’Antiquité depuis l’Egypte jusqu’à
la Mesoamérique. L’homme dériverait ainsi d’ancêtres plus illustres que ceux découverts par l’Archéologie « officielle », voire aussi la recherche de Pères originaires prestigieux (même extraterrestres!) 

Position 3 : Le récit de Platon pourrait être partiellement vrai Exaspérés par les délires de l’Atlantomanie la plupart des hellénistes n’évoquent plus la possibilité d’une tradition fiable. Au VI siècle après J.C, Proclus n’exclut pourtant pas cette possibilité en interprétant le texte de Platon comme un mélange de réalité historique et d’allégorie. Pour étayer ce point de vue Proclus cite Marcellus et son traité de géographie “ sur les choses éthiopiques ” (c’est-à-dire sur l’Afrique) : cette source confirmerait le témoignage de Platon en évoquant la tradition d’un archipel de sept îles englouties à la sortie des Colonnes d’Hercules. 

Certains spécialistes des textes grecs, ne semblent pas aussi catégoriques que leurs collègues et ne refusent pas, sans arguments, la possibilité qu’il puisse y avoir un noyau de réel dans le mythe. De fait, faute de faits nouveaux à verser au dossier depuis deux mille ans, partisans et opposants d’une Atlantide réelle ne font qu’affirmer, plus ou moins violemment, des impressions personnelles … 

Curieusement, on a cherché des témoignages de cette île très loin dans l’Atlantique sans jamais évoquer le débouché immédiat du Detroit de Gibraltar alors que Platon dit explicitement que l’île Atlantide se trouve : “ devant les colonnes d’Hercules ”. Nos connaissances sur cette région ont bénéficié d’études géologiques récentes dans la perspective d’un projet de construction d’un tunnel entre l’Afrique et l’Europe. 

Par ailleurs, de récentes campagnes de prospections actualisent nos connaissances sur l’archéologie préhistorique de cette région clé encore peu connue. Les préhistoriens s’interrogent à nouveau sur les sites préhistoriques immergés des côtes marocaines et ibériques et sur les rapports, encore mal élucidés entre les deux continents au cours du Paléolithique Supérieur. C’est à la suite de ces campagnes, sur une suggestion d’A.Bouzouggar que nous nous sommes intéressés au Detroit de Gibraltar de la fin de la dernière glaciation.


Détroit de Gibraltar : 

Le paysage actuel du Detroit de Gibraltar est, à l’échelle des temps géologiques, récent : c’est l’héritage direct du réchauffement climatique qui a succédé à la dernière glaciation. Le niveau de la mer est remonté de 135 m en l’espace de vingt mille ans en submergeant les plateaux continentaux Il suffit donc, pour reconstituer la géographie du détroit de Gibraltar de l’époque glaciaire, de faire descendre par la pensée la mer de 135 m Cette profondeur est celle actuellement admise pour le niveau marin du dernier maximum glaciaire. 

Au nord-ouest du Cap Spartel, un haut fond formait alors une île (14 km de long sur 5 km de large). Son sommet culmine à –56m ; Cette île n’était pas isolée et faisait partie d’un archipel. Trois petits îlots constituaient autant de relais vers le continent ibérique 

La passe entre Méditerranée et Atlantique, très rétrécie par rapport à l’actuelle, était considérablement prolongée vers l’Ouest par l’émersion des plateaux continentaux européen et africain. L’île du Cap Spartel faisait face à ce goulet élargi vers l’Ouest en un havre protégé de la houle de l’Océan. Trois îles barraient l’accès au grand large 

Au total ce paleo-detroit du dernier maximum glaciaire  se prolongeait par une mer intérieure baignant un monde insulaire. Ce sas vers l’Océan Atlantique s’étendait sur 77 Km d’Ouest en Est et de 20 à 10 km du Nord au Sud. 

On peut raisonnablement supposer que cette île, située à 5 km-8 km des côtes était occupée par les populations paléolithiques dont la présence est abondamment attestée sur les littoraux marocains, espagnols et portugais. 

La période d’émersion de l’Archipel du Cap Spartel coïncide avec des remplacements majeurs de populations. En Afrique du Nord et sur le continent ibérique, Le maximum glaciaire, voit l’élimination des homo sapiens archaïques par les hommes modernes du Paléolithique supérieur. Ces populations se répandent rapidement sur les côtes africaines et européennes entre 18 000 et 9000 avant notre ère avant de subir les contrecoups du réchauffement climatique et de la remontée de la mer sur leurs territoires insulaires et littoraux.  Dans le Détroit de Gibraltar, l’histoire géologique de l’île du Cap Spartel et de son archipel s’ajuste à la tradition rapportée 9000 ans après dans le « Timée” : lieu, date de submersion et géographie coïncident. 

La transcription par les scribes égyptiens, après 5000 ans de transmission orale, a pu être possible dès 4236 BC. Cette date est celle du premier calendrier basé sur le levé héliaque de Sirius, (astronomiquement daté) et celle du début de l’écriture hiéroglyphique. 

Le « mythe » de l’Atlantide pourrait renvoyer, au moins en partie à des traditions orales, seuls témoins vers 9000 BC de l’écroulement d’un monde en pleine apogée : celui des chasseurs de la fin du Paléolithique et de leur univers glaciaire. Il est vrai que la seule certitude est que l’histoire géologique réelle du Detroit raconte une “histoire vraie ” proche de celle rapportée par Platon. S’agit-il d’une pure coïncidence ou touchons-nous ici à l’origine du mythe qui aurait hérité du savoir, plus ancien, de la tradition orale … La question reste ouverte ! 

La Géologie constate en tout cas que, si l’on cherche une île habitée et son archipel, submergée 9000 ans avant notre ère devant les « Colonnes d’Hercules », cette île existe bien ! C’est l’essentiel de l’argumentation de cet article qui pose le problème d’une coïncidence assez troublante, et jusqu’ici ignorée, pour reposer la question de l’origine du mythe platonicien … 

Légendes du Perce-neige

p1050172.jpg

Le perce-neige est une jolie petite fleur blanche. Elle est la première à fleurir et annonce la fin de l’hiver. 

Pourquoi des légendes pour une si modeste plante ? 

L’hiver est une saison qui éprouvait, plus qu’on ne peut aujourd’hui l’imaginer, nos ancêtres et qui symbolise pour cela le désespoir. Sa fin est attendue avec impatience et fêtée à la hauteur de l’évènement Probablement nos ancêtres utilisaient-ils un « calendrier floral » pour se repérer dans l’année. Par sa date de floraison le perce-neige est le messager naturel du printemps. Il n’est donc pas étonnant de le trouver associé à ces fêtes traditionnelles du printemps et aux légendes qui les expliquent, légendes où oeuvrent des êtres divins réglant les saisons. 

Le perce-neige symbolise donc la victoire de la fée Printemps sur un hiver mortifère comme l’exprime des légendes de la tradition Roumaine. Il est l’espoir retrouvé comme c’est évident dans une légende chrétienne (ou christianisée) qui met en scène nos premiers parents chassés de l’Eden consolés par un ange. Il est symbole de pureté dans la chandeleur

En voici quelques unes , entre autres :

Martisor et les légendes de Roumanie – Moldavie et Bulgarie  Le perce-neige est étroitement lié à Martisor, la fête du printemps qui se célèbre le 1er mars en Roumanie, Moldavie et Bulgarie. Cette fête évoque également notre Saint-Valentin: Les hommes offrent aux femmes des martisors, porte-bonheur en forme de broche ou de pendentif comprenant notamment deux fils torsadés, rouge et blanc. Martisor verrait ses origines remonter à de plus de 2000 ans. D’innombrables légendes et traditions s’y rattachent. 

Légende de la fée Printemps  : Il y a fort longtemps, un premier mars, un beau perce-neige, blanc et gentil, sortit de dessous la neige dans la forêt. Le vent d’hiver le vit, se mit en colère et déclencha une tempête de neige sur la fleur. Le gentil perce-neige mordu par le froid cria. La bonne fée Zina Primavara entendit la fleur sangloter et lui demanda : « Pourquoi pleure-tu ? » – « Je suis couvert de neige et meurs de froid » répondit le perce-neige. La fée Primavara ôta la neige de sur la fleur. Tandis qu’elle faisait cela elle se blessa au doigt contre un petit caillou tranchant caché à coté du perce-neige. Son sang tomba sur la racine de la fleur, la réchauffant, et le perce-neige revint à la vie. Une autre goutte de sang tomba sur les pétales qui devinrent rouges. Aussitôt un autre perce-neige, blanc, poussa à coté de lui. « C’est ainsi que les deux inséparables clochettes, la rouge et la blanche, devinrent à la fois le symbole du printemps, de l’amour et de l’espoir appelé Martisor » 

Fêtes et légendes chrétiennes La chandeleur : La chandeleur, comme fête chrétienne, s’est superposée à des fêtes préexistantes puis les a remplacées. Les romains fêtaient les Parentalia en l’honneur de Proserpine, Pluton et des morts, ainsi que les Lupercales en l’honneur de Pan. (Cette dernière fête est aussi à l’origine de
la Saint Valentin.) Tandis que ces divinités seront satanisées par le christianisme, les flambeaux romains seront remplacés par les cierges qui donnent leur nom à la fête chrétienne. Ailleurs, d’autres fêtes subiront la même substitution, par exemple en Irlande où la déesse Brighde deviendra Sainte Brigitte tandis que sa fête correspondra à la chandeleur. La chandeleur correspond à la tradition judaïque de la présentation de l’enfant (Jésus) au temple et la fête des relevailles c’est à dire la purification de l’accouchée (Marie) au 40e jour. 

Le perce-neige symbole de pureté : « Le perce-neige blanc d’albâtre devint un symbole de la pureté de Marie et était appelé la Fleur dela Purification parce qu’il fleuri le 2 février, Fête de la Purification de Marie.
En Italie et autres pays d’Europe la statue de Marie était enlevée de l’autel en ce jour et des perce-neige étaient répandus à son emplacement. Ce jour était également la fête de la présentation de Jésus au temple. Les fleurs furent appelées Cloches de la Chandeleur (Candlemas Bells) après que la cérémonie de bénédiction des chandelles (candles) ai débutée, tardivement au 8e siècle, et le 2 février devint connu comme jour de la Chandeleur (Candlemas Day) » 

Le Perce-Neige , Violette de la Chandeleur,  Perce, perce, perce-neige, Annonces-tu la Chandeleur,  Le soleil et son cortège De chansons, de fruits, de fleurs ?  Perce, perce, perce-neige A la Chandeleur.  Poème de Robert Desnos (1900-1945) 

Une Genèse anglaise : Les larmes d’Eve

La genèse et le perce-neige : Adam et Eve, bannis du Jardin d’Eden, se retrouvent dans un paysage hivernal stérile. Ils errent sans fin dans la tempête de neige, frigorifiés, terrorisés et démoralisés. Eve pleure. 

Dieu prit pitié et envoya un ange pour les réconforter et les assurer de l’approche du printemps. Tandis qu’il parle avec Eve, l’ange attrape un flocon de neige dans sa main, souffle dessus et créé le premier perce-neige. La plante fleurit et l’espoir était né. 

Variante (entre autres

- L’ange ramasse une poignée de neige et la répand à terre. Partout où la neige tombée de sa main touche le sol des perce-neige jaillissent et fleurissent. 

Note: le perce-neige est encore connu sous les noms de « Eve’s tears » (larmes d’Eve) et de « white tear ».

La même légende est signalée en Italie. 


1...34567

novembre 2019
L Ma Me J V S D
« mar    
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930  

Categories

Derniers commentaires

  • Album : Alaska
    <b>img0314.jpg</b> <br />

Visiteurs

Il y a 1 visiteur en ligne

Auteur : Beatrice

Auteur : Beatrice

MERCI DE VOTRE VISITE

Vous devez être connecté à votre compte pour me contacter


shimacreations |
Mes Passions |
الهـ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | galerie de peinture marc
| scratch.
| perles de la pensée