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Archives pour la catégorie CONTES-LEGENDES & MYTHOLOGIE :


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Les trois fils – Conte africain

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Le Royaume de Sabou avait un puissant chef du nom de Moro. Non seulement Moro était puissant mais en plus il était détenteur du sceptre de Viziok, un bâton magique permettant de diriger la foudre. Un jour, Moro sentit la fin de sa vie arriver. Il fit venir ses enfants afin de leur parler :- Mes fils, écoutez-moi ! Je suis devenu faible, il faut que le plus courageux d’entre vous me remplace. Pour que je choisisse mon successeur, il faut que chacun me conte son œuvre la plus fantastique. Le premier de ses fils pris alors la parole :- Père, tu te souviens lorsque les envahisseurs ont attaqué notre Royaume. Moi seul les ai combattus et les ai mis en déroute avec pour seule arme mes mains alors qu’ils étaient fortement armés et nombreux.Le deuxième fils parla à son tour :- Père, tu te souviens lorsque les lions de la grande forêt ont attaqué notre peuple. Moi seul ai osé les combattre et les ai mis à mort avec comme seul arme mes poings.

Ce fut alors au tour du troisième enfant de Moro :

- Il est vrai que nous avons été attaqués par des envahisseurs et par des lions. Moi, je ne les ai pas combattus seul et ni avec mes mains. J’ai pris mes meilleures armes et appelé l’armée ce qui a permis de vaincre les lions et de repousser nos agresseurs.

Le vieux chef, après l’audition de ses trois enfants réfléchit pendant longtemps et déduit que l’enfant le plus courageux était celui qui avait dit la vérité c’était à dire son troisième fils.

Moro l’appela et lui dit :

- Puisque tu as dit la vérité, tu es le plus courageux. Je te remets le sceptre de Viziok qui te permettra de diriger le royaume de Sabou une fois ma fin venue.

Ses deux autres enfants apprirent alors à leurs dépens que dire la vérité est souvent l’acte le plus courageux qui existe en ce monde.

Auteur inconnu

L’origine du uru (arbre à pain) – Conte tahitien

Ceci se passait il y a très longtemps lorsque sévissait une grande famine dans l’île de Raiatea (Ciel lointain).
Ruata’ata (Homme fosse) et son épouse Ru mau ari’i (Véritable précipitation royale) se lamentaient sur le sort de leurs quatre enfants, une fille et trois garçons. Ils n’avaient plus que la terre rouge à leur donner comme nourriture. Ils décidèrent alors de conduire leurs enfants affamés à une caverne dans les montagnes pour y manger des fougères.
Un soir Ruata’ata dit à son épouse : « 0 Rumauari’i, lorsque tu t’éveilleras demain matin, va dehors et tu verras mes mains qui seront des feuilles, regarde mon corps et mes bras qui seront un tronc et des branches,
et mon crâne qui sera un fruit rond.
Ruata’ata sortit et sa femme ne comprit pas ses paroles. Le matin, de bonne heure, elle se leva et constata que l’entrée de la caverne était ombragée par un arbre splendide.
C’est alors qu’elle comprit le sens des paroles de son mari qui s’était changé en arbre à pain par désespoir de voir sa famille sans nourriture, et, tout en pleurant, elle ramassa les fruits pour nourrir ses enfants.
De cette vallée de Raiatea, appelée Tua ‘uru (Place de l’arbre à pain), l’arbre se propagea rapidement et fut une inépuisable réserve de nourriture pour toutes les îles.

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La Lune – Jacob et Wilhelm Grimm

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Il était autrefois un pays où les nuits étaient sombres, et le ciel couvrait cette contrée comme un drap noir. La lune n’y sortait jamais, pas une seule étoile ne scintillait dans l’obscurité. Les ténèbres y régnaient comme à la création du monde. Quatre jeunes hommes de ce pays partirent un jour en voyage et arrivèrent dans un autre royaume où tous les soirs, lorsque le soleil se couchait derrière la montagne, s’allumait dans les cimes d’un chêne un disque étincelant qui répandait au loin une douce lumière. Cela permettait aux gens de tout bien voir et distinguer, même si la lumière n’était pas aussi forte et éclatante que celle du soleil. Les voyageurs s’arrêtèrent et, abasourdis, demandèrent au paysan qui passait par là avec son chariot quelle était cette lumière. 

- C’est la lune, répondit le paysan. Notre maire l’a achetée pour trois écus et l’a attachée au sommet du chêne. Tous les jours il doit y rajouter de l’huile et bien la nettoyer pour qu’elle brille comme il faut. Nous lui payons ce service un écu chacun. 

Le paysan partit en cahotant, et l’un des jeunes hommes siffla : 

- Une telle lampe nous serait bien utile chez nous ! Nous avons un chêne aussi grand que celui-ci, nous pourrions l’y accrocher. Quel plaisir de ne plus marcher en tâtonnant ! 

- Savez vous ce que nous allons faire ? lança le deuxième. Nous irons chercher un cheval et une charrette et nous emporterons la lune avec nous. Ils n’auront qu’à s’en acheter une autre. 

- Je sais bien grimper, dit le troisième, je la décrocherai. 

Le quatrième trouva un cheval et une charrette et le troisième grimpa sur l’arbre. Il fit un trou dans le disque lumineux, passa une corde à travers le trou et fit descendre la lune. Dès que la lune étincelante fut dans la charrette, ils lui passèrent une couverture pour que personne ne s’aperçoive du vol. Ils transportèrent la lune sans encombre jusque dans leur pays et l’accrochèrent sur le haut chêne. 

Et tout le monde se réjouit, les jeunes et les vieux, de cette nouvelle lampe dont la lumière pâle se répandait dans les champs et dans les prés, et jusque dans les cuisines et les chambrettes. Des grottes dans la montagne sortirent des lutins et des petits génies en petits manteaux rouges et ils se mirent à danser la ronde dans les prés. 

Notre quatuor de voyageurs prit la lune en charge. Ils ajoutaient de l’huile, nettoyaient la mèche et percevaient pour leur travail un écu par semaine. Mais le temps passa et ils devinrent vieux et grisonnants, et lorsque l’un d’eux tomba malade et sentit que ses jours étaient comptés, il exigea qu’on mit dans son cercueil un quart de la lune en tant que sa propriété. Après sa mort, le maire grimpa sur l’arbre, découpa un quart de la lune avec des ciseaux de jardinier et on le mit dans le cercueil du défunt. La lune perdit un peu de son éclat, mais pour le moment cela ne se voyait pas trop. Quelque temps après, le deuxième décéda on l’enterra avec le deuxième quart de la lune, et la lumière baissa un peu plus. Et elle faiblit encore lorsque le troisième mourut et emporta, lui aussi, son quart de lune avec lui. Et dès qu’ils enterrèrent le quatrième, l’obscurité totale d’autrefois envahit à nouveau tout le pays. 

Et chaque fois que les gens sortaient de chez eux sans leur lanterne, ils se cognaient les uns aux autres. Or, les quatre quarts de la lune se rejoignirent sous la terre, là, où depuis toujours l’obscurité régnait. Les morts, très étonnés d’y voir de nouveau, se réveillaient. La lumière de la lune était suffisante car leurs yeux avaient perdu l’habitude et n’auraient pu supporter l’éclat du soleil. Ils se levèrent, les uns après les autres, et tous se mirent à faire la fête de nouveau, comme ils en avaient l’habitude autrefois. Les uns jouèrent aux cartes, d’autres allèrent danser et d’autres encore partirent à l’auberge, commandèrent du vin, se saoulèrent, se donnèrent du bon temps, puis se disputèrent et finirent par attraper des bâtons. 

Et ce fut la bagarre. Et quelle bagarre et quel tapage ! Le vacarme était tel qu’il parvint jusqu’au ciel. Saint Pierre, qui surveille la porte d’entrée du paradis, pensa qu’une révolte avait éclaté aux enfers. Il appela l’armée céleste pour repousser l’odieux ennemi et ses complices pour le cas où ils voudraient attaquer la demeure des défunts. Personne ne s’étant présenté, saint Pierre lui-même monta à cheval et, passant par la porte céleste, descendit tout droit aux enfers. Il ramena le calme parmi les défunts décharnés, leur fit regagner leurs tombes, il emporta la lune avec lui et l’accrocha dans le ciel.

Le retour des fleurs

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Conte australien

Comme il ne pouvait plus supporter les hommes et leur méchanceté, le plus puissant de tous les sorciers avait décidé de quitter son pays et de se réfugier tout au sommet de la plus haute des hautes montagnes. Aussitôt dit, aussitôt fait… Il s’en alla.

Un grand malheur s’abattit sur la nature ; toutes les fleurs, celles des bois, celles des prairies, celles des collines, celles des bords de mer, celles du long des rivières et celles de lacs moururent instantanément. Il n’y en eu pas une seule qui survécut. Le pays, jadis si beau et si fleuri devint rapidement un désert. Tous les animaux, les oiseaux, les papillons, les insectes s’enfuirent après la mort des fleurs. Pour voir les fleurs, les habitants ne pouvaient user que de leur imagination. Mais les enfants, qui n’avaient jamais connu ces merveilles, ne voulaient pas croire les anciens.

- Vous ne racontez que des histoires, leur disaient-ils et ils s’en allaient tristes dans le décor triste d’un pays sans fleurs.
Parmi tous ces enfants, il en était un qui ne pouvait imaginer que tout eut disparu pour toujours. Lorsque sa mère, lassée de raconter l’ancien temps, se taisait, il réclamait encore et encore d’autres histoires car il aimait entendre parler de la beauté des fleurs.

Il pensait que lorsqu’il serait un homme, il partirait à la recherche du grand sorcier et lui demanderait de redonner de la couleur au pays.  
Les années passèrent.   

Un jour, il fut grand. Son amour des fleurs avait grandi avec lui. Il s’en alla donc trouver sa mère et lui dit :
- Mère, je vais m’en aller à la recherche du grand sorcier et lui demander de nous rendre les fleurs.
Sa mère le regarda avec des yeux remplis d’effroi.
- Mais fils ! s’écria-t-elle, tout ce que je t’ai raconté n’était que des histoires. Il ne faut jamais croire aux histoires. Je te disais ce que ma mère me racontait parce qu’elle l’avait entendu raconter par sa mère qui le tenait de sa mère. Malheur à toi ! Les fleurs n’ont probablement jamais existé. Tu aurais beau marcher mille ans, jamais tu ne trouverais le sorcier qui vit tout en haut de la plus haute montagne. 
Mais le fils ne l’écouta même pas, il prit son baluchon et s’en alla. Les gens du pays qui le voyaient passer se moquaient de lui :
- Ce garçon est fou ! disaient-ils. Il n’y a que les fous qui croient aux histoires. 

Le jeune homme se dirigea vers le nord. Il marcha longtemps, longtemps, longtemps et arriva au pied d’une montagne, si haute, si haute que son sommet était invisible.
Il tourna autour de la montagne, mais ne vit aucun sentier, seulement de la roche et des cailloux. Il tourna encore et encore. Las de tourner, il se dit : 
- « Il faudra bien que je découvre un chemin. Le sorcier a dû le prendre pour atteindre le sommet. »
Il inspecta avec attention les rochers et finit par découvrir une petite marche. En regardant de plus près, il aperçut une autre petite marche et puis encore une autre. Lorsqu’il leva les yeux vers le sommet de la montagne, il aperçut un escalier et il se mit à grimper sans jamais regarder en bas pour ne pas avoir le vertige.  
A la fin du premier jour, il s’arrêta sur une terrasse. Le sommet de la montagne n’était pas visible. Il en fit de même le deuxième, puis le troisième, puis le quatrième puis le cinquième puis le sixième jour.  Il commençait à se décourager quand, au soir du septième jour, il aperçut enfin le sommet. A force de courage et malgré la fatigue accumulée depuis 7 jours, il parvient à l’atteindre juste au moment où le soleil avait complètement disparu et que la nuit avait recouvert le monstre de pierre. Arrivé tout en haut, il aperçut une source. Il se pencha pour y boire un peu d’eau. Au premier contact de l’eau sur ses lèvres, toute sa fatigue s’évapora. Il se sentit fort et heureux comme jamais dans sa vie. Tout à coup, derrière lui, il entendit une voix qui lui demanda ce qu’il était venu chercher sur la plus haute des hautes montagnes.
- Je suis venu, dit-il, pour rencontrer le grand sorcier et lui demander de nous rendre des fleurs et des insectes. Un pays sans fleurs, sans oiseaux et sans abeilles, est triste à mourir. Seule le beauté peut rendre les gens bons et je suis certain que les gens de mon pays cesseraient d’être méchants, si le sorcier leur redonnait les fleurs. Alors, le jeune homme se sentit soulevé par des mains invisibles. Il fut transporté délicatement vers le pays des fleurs éternelles. Les mains invisibles le déposèrent sur le sol au milieu d’un tapis de fleurs multicolores. Le jeune homme ne pouvait en croire ses yeux. Il y en avait tant et jamais il n’avait imaginé que les fleurs puissent être aussi belles ! Dans l’air, un délicieux parfum flottait et les rayons du soleil dansaient sur le sol multicolore comme des milliers et des milliers d’arcs-­en-ciel. La joie du jeune homme fut si grande, qu’il se mit à pleurer.
La voix lui dit de cueillir les fleurs qu’il préférait. Il s’exécuta et en cueillit de toutes les couleurs. Quand il en eut plein les chargés, les mains invisibles le reconduisirent doucement au sommet de la montagne.

Alors, la voix lui dit :

- Rapporte ces fleurs dans ton pays. Désor­mais, grâce à ta foi et à ton courage, ton pays ne sera plus jamais sans fleurs. Il y en aura pour toutes les régions. Les vents du nord, de l’est, du sud et de l’ouest leur apporteront la pluie qui sera leur nourriture, et les abeilles vous donneront le miel qu’elles cherchent dans les fleurs. 

Le jeune homme remercia et commença aussitôt la descente de la montagne qui, malgré la quantité de fleurs qu’il portait, lui parut bien plus facile que la montée.

Quand il revint dans son pays, les habitants, en apercevant les fleurs et en respirant leur parfum, ne voulurent pas croire à leur bonheur. Puis, quand ils surent qu’ils ne rêvaient pas, ils dirent :
- Ah ! nous savions bien que les fleurs existaient et que ce n’étaient pas des histoires inventées par nos ancêtres. 
Et leur pays redevint un grand jardin. Sur les col­lines, dans les vallées, près des rivières, des lacs et de la mer, dans les bois, dans les champs et dans toutes les prairies, les fleurs crûrent et se multiplièrent. Tantôt c’était le vent du nord qui amenait la pluie, tantôt le vent du sud, de l’est ou de l’ouest. Les oiseaux revinrent, ainsi que les papillons et tous les insectes, et surtout les abeilles. Désormais, les gens purent man­ger du miel, et la joie revint sur la terre. Quand les hommes virent leur terre transformée grâce au jeune homme qui avait osé ce que personne n’avait cru possible, ils lui demandèrent d’être leur roi. II accepta et il devint un roi bon, courageux et intelligent.
-
Rappelons-nous, disait-il, que c’était la méchan­ceté des hommes qui avait entraîné la disparition des fleurs de notre pays.  Et, comme personne ne voulait recommencer à habiter un désert et à être privé de miel, chacun s’efforça désormais d’être aussi bon que possible pour ne pas fâcher le grand sorcier.  

Farfadet

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Membre éminent du petit peuple, les Farfadets font partie de la famille des lutins.

Ces esprits de la terre ont la réputation d’être de petites créatures gaies et dénuées de méchanceté.

S’ils n’étaient pas aussi rieurs, ils ne seraient certainement pas aussi attirants, car ils sont petits, ont la figure plate, la peau mate et ridée, et de minuscules narines. Mais leur sourire joyeux et leur caractère extraverti attirent aussitôt la sympathie.

Ils adorent jouer avec les enfants, leur raconter des histoires et les aider à faire des bouquets de fleurs sauvages et des colliers de marguerites quand ils courent dans les prés.

Ils sont farceurs et jouent souvent des tours aux humains. Ce qui ne les empêche pas d’être serviables et de les aider pour des tas de petites choses, par exemple, ils guident les vaches à la ferme, font rentrer les poules au poulailler, ou réparent les outils ou toutes sortes de choses cassées.

On raconte que la présence de quelques Farfadets dans la maison est salutaire et une bonne protection contre le mauvais œil.

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La légende des champignons

Conte de Charente limousine

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Enfin tant pis il ne pleuvra pas, et il faudrait qu’il pleuve pourtant pour faire pousser les  champignons, c’est la saison des champignons, c’est bien la saison mais c’est tellement sec… Et ça fait un sacré moment qu’ils existent les champignons, figurez-vous que quand le bon Dieufabriqua la Terre, il commença par la Terre biensur, et puis l’air aussi, l’eau, la lune, les étoiles,Adam d’abord, Eve après, et puis les bêtes, tout lebétail petit ou grand, et puis les plantes…Quand fut arrivé le tour des champignons, il dit : « Vous,vous n’aurez pas de fleurs, mais en échange je vaisvous donner le pouvoir de pousser plus vite que lesautres, en une seule nuit vous pourrez finir votre croissance… ». Et il y a un champignon qui dit :« Mais, nous n’avons pas de fleurs, c’est joli les fleurs, nous ne sommes pas aussi beaux que les autres plantes… », le bon Dieu dit : « C’est pas beau ça la jalousie, l’orgueil je n’aime pas ça, c’est un péché, ah tu veux des couleurs, ben je vais t’en donner des couleurs ! Seulement, pour te punir, ta chair sera poison, et quand les hommes tetrouveront ils te foutront un coup de talon sur latête… », ce champignon, vous le connaissez tous,on l’appelle l’amanite, c’est du poison, et sur son chapeau il y a de belles couleurs… « Vous, dit-il,les autres, vous aurez une bien bonne chair,cachez-vous bien sous les fougères, cachez-vousbien sous les feuilles, parce-que les hommes vous chercheront et s’ils vous trouvent, je vous avertie, c’est la conserve ou bien la poêle qui vous attendent… », et ça fait que ainsi, voyez-vous, les champignons poussent la nuit, il leur dit aussi« Comme vous poussez vite, pour ne pas créer dejalousie chez les autres plantes, vous pousserez lanuit, quand il fera bien sombre, quand il n’y aura pas de luna… », c’est pour cela que depuis les champignons poussent à la vieille lune, quand la lune est haute, quand la lune ne brille pas danstoute la nuit, et il leur dit même,vous le remarquerez : « S’il y en a qui vous voient, vous nepousserez plus ! », et c’est ainsi que ça se passe aujourd’hui, et cela vient de loin voyez-vous, de très loin…

Le mythe

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ATLAS, dans la mythologie grecque, est le fils du Titan Japet et de la nymphe Clyméné. La légende d’ATLAS :Il est condamné à porter le ciel sur ses épaules (on dit aussi parfois qu’il porte le monde sur ses épaules) La guerre entre les Titans (menés par Cronos père de Zeus) et les dieux de l’Olympe (menés par Zeus) se termine grace à l’intervention d’Hercule qui permet à Zeus de remporter la victoire. Le titan Atlas est alors condamné par Zeus à soutenir sur ses épaule la voute céleste pour l’éternité.

Plus tard Persée (fils de Zeus), de retour de son combat victorieux contre Méduse dont il a tranché la tête, se trouve pris dans une tempête. Il demande alors refuge à Atlas dans son temple. Ce dernier lui refuse vigoureusement.  Persée sort alors la tête de Méduse et la montre à Atlas, ce dernier croise lors le regard de la Gorgone et est immédiatement changé en pierre. Atlas devient alors une montagne, le Mont Atlas, si haut qu’il soutient le ciel.Une autre légende raconte que durant son calvaire à soutenir le ciel sur ses épaules, Hercule se rendit auprès d’Atlas pour que ce dernier s’empare des Pommes d’Or du jardin d’Hespéride. Atlas fort heureux qu’Hercule prenne sa place, alla voler les Pommes d’Or et les rapporta. A son retour, Hercule par une supercherie le fit reprendre sa place à soutenir le ciel.

Madame Desbassayns

securedownload.jpgCroyance et légende de la Réunion

Riche propriétaire terrienne du temps de l’esclavagisme, cette femme, qui résidait dans un grand domaine à la saline les hauts était un personnage controversé de cette période trouble de l’histoire réunionnaise. Née Marie Anne Thérèse Ombeline Gonneau-Montbrun, elle épouse en 1770 Henri Paul Panon, dit Desbassayns, à St Paul. Mère de neuf enfants, elle hérite, à la mort de son époux en 1800 d’un énorme patrimoine et dispose de plus de quatre cents esclaves sous ses ordres.

Officiellement décrite comme bienveillante, en particulier envers l’économie réunionnaise : Particulièrement active, elle gère son patrimoine d’une main de fer, mais organise aussi le développement de la canne à sucre, par le biais de la construction de plusieurs usines sucrières. Elle entame également des relations commerciales avec l’étranger. Enfin, elle réduit l’écart technologique de l’époque entre l’île et la métropole par l’acquisition de service de chimistes pour améliorer les procédés de fabrication du sucre. Autre preuve de son hospitalité, elle accueillera également en son domaine des malades ou des soldats blessés.

Mais elle est le plus souvent décriée comme abominable et cruelle, surtout envers ses serviteurs. Ses relations vis à vis de ses serviteurs étaient teintées de cruauté et de perfidie. En effet, les châtiments corporels étaient légion pour les voleurs ou les esclaves épris de liberté (main broyée, pied coupé etc.) ou ceux qui ne s’activaient pas assez à la tache (cachot et coups de fouet). C’est lors de sa mort que les histoires sur cette femme allèrent bon train, jusqu’à créer une légende urbaine qui perdure de nos jours.

securedownloadf.jpgA ce que l’on dit, la nuit où son corps reposait dans son cercueil, au sein de sa chapelle privée, la chapelle pointue, la foudre frappa l’édifice et l’éclair se fraya un chemin à l’intérieur, jusqu’au cercueil, le faisant voler en éclats. On dit que son âme fût alors emportée et jetée dans le volcan. Le lendemain matin, les esclaves, terrorisés, refusèrent de rentrer dans la chapelle, craignant que l’âme de leur défunte maitresse ne vienne les punir et les tourmenter.

Le kraken

Le kraken est une créature fantastique issue des légendes scandinaves médiévales.

Il s’agit d’un monstre de très grande taille et doté de nombreux tentacules. Dans ses rencontres avec l’homme, il est réputé capable de se saisir de la coque d’un navire pour le faire chavirer, faisant ainsi couler ses marins, qui sont parfois dévorés.

Un passage de L’Histoire Naturelle de Pline l’Ancien (Ier siècle de notre ère) narre également le cas d’un monstre marin à tentacules attaquant des réserves de poissons en saumure. La description correspond tout à fait à celle du kraken.

Il est très probable que ces légendes soient des histoires vraies exagérées, et que le kraken soit en réalité un calmar géant. En effet, ces derniers peuvent mesurer jusqu’à 20 mètres de long, et laissent de grosses cicatrices aux cachalots qui les chassent.

Anecdote : Le 13 janvier 2003, alors qu’il tente de battre le record du tour du monde à la voile en équipage, Olivier de Kersauson a été ralenti par un calmar géant. Alors qu’il se trouvait dans l’Atlantique à la latitude de Gibraltar, deux tentacules de la grosseur d’un bras ont enserré la dérive du trimaran, empêchant les manœuvres, et forçant le bateau à stopper.

The Alecton attempts to capture a giant squid in 1861.jpg

Voici un conte …

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Des peuples différents, vivant dans des pays aussi éloignés les uns des autres que la Lituanie et la Terre de feu, ont imaginé au même moment que le Soleil et la Lune étaient maris et femme, et que les étoiles étaient leurs enfants. Selon eux, ces astres avaient une vie assez semblable à celle des humains.Le Soleil, le père, était assez distant. On disait parfois qu’il s’était querellé avec la Lune, raison pour laquelle ils vivaient séparés. La lune, la mère, élevait seule ses enfants; elle leur apprenait à polir les lampes qu’ils tenaient à bout de bras dans le ciel, la nuit venue. Mais tout comme les enfants, les étoiles, en grandissant, contestaient de plus en plus souvent l’autorité parentale.Une certaine nuit, quelques-unes décidèrent de ne pas prendre leur lampe. Bien plus, elle se mirent à faire des galiêttes et à chanter des chansons subversives et refusèrent d’écouter leur mère.

Celle-ci, furieuse, pour les punir, les décrocha de la voûte céleste, et les envoya sur Terre.Les étoiles, aussitôt posées sur le sol, sentirent la peur les envahir : la Terre ne ressemblait en rien au Ciel, et leur paraissait effrayante… Ils prièrent leur père, la suppilèrent, l’appellèrent… En vain.
Les mères de la Terre parfois pardonnent à leurs enfants, mais la Lune était un corps céleste, la froideur de la Nuit avait altéré son coeur, et elle ne permit pas à ses enfants de remonter…
De désespoir, les étoiles attendirent alors le jour, et se tournèrent vers leur père.

Lorsqu’il pointa le bout de ses rayons, les étoiles se mirent à pleurer, et lui racontèrent ce qui s’était passé durant la nuit.

Le soleil comprit parfaitement ses enfants, mais il ne pouvait les aider :
« Vous aviez à obéir à votre mère, la punition qu’elle vous a infligé vous paraît trop mauvaise ? Réfléchissez à ce que vous avez fait, et demandez vous si vous n’avez pas été trop insolents envers elle… »

Les étoiles comprirent, et demandèrent pardon à leur mère de tout leur coeur… Mais il faisait jour, et elle se trouvait à l’autre bout du monde… Elle ne les entendit pas. Le soleil prit ses enfants en pitié, et les transforma en fleurs…

Pendant quelques semaines, elles sont jaunes, jaunes comme leur père, leur rendant ainsi hommage pour sa gentillesse et son aide… Certaines cependant, deviennent blanches et rondes, et, dès que le vent commence à souffler, s’envolent pour tenter de rejoindre leur mère…

Ainsi sont nés les pissenlits.

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