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La légende de l’arc en ciel

Légende de Tahiti

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Le grand sorcier, qui connaît le secret des étoiles, l’avait prédit bien longtemps, à l’avance. Si longtemps, que les hommes, insouciants, avaient oublié. Pourtant elle vint, cette sécheresse impitoyable qui brûla les rivières. Nulle part, il n’y eut plus d’eau douce. Ni pour les animaux, ni pour les hommes. Même les cascades cachées, les sources profondes avaient disparu et la soif terrible se faisait cruellement senti. Un jour, le Woobat, qui est une sorte de cochon sauvage, était en train de creuser un trou dans la terre sèche, avec l’espoir de trouver un peu de fraîcheur. Il déplaça une très grosse pierre, et du trou de cette pierre jaillit une source d’eau limpide, qui se répandit sur la terre craquelée.    Aussitôt, tous les animaux, alertés par ces mille petits signes qui sont leur langage, accoururent pour se désaltérer et burent avec respect de cette eau miraculeuse qui était leur vie. Tous furent sages et prudents : l’eau était rare et il fallait la ménager. Ils s’arrêtèrent vite de boire. Tous, sauf un. Le grand serpent. Il but, il but, il but le ruisseau tout entier. Les autres animaux essayèrent de l’en empêcher. Mais rien n’y fit, et leur colère augmenta avec leur impuissance. Et les animaux tuèrent le grand serpent qui avait bu toute leur eau. Et l’esprit du serpent s’envola vers le ciel.  Quelques jours plus tard, les bêtes assoiffées virent s’agiter dans la poussière de tous petits serpents qui venaient de naître. Le Kiwi aurait bien voulu les manger, mais le Kangourou s’interposa : - Attends! Ils sont trop jolis, ces petits serpents, avec leurs couleurs vives. Nous allons les mettre à l’ombre d’une pierre. Peut-être pourront-ils y vivre. 

Quand le grand serpent, dans le ciel, vit les soins dont ses petits étaient entourés, il s’attendrit et, se parant de merveilleuses couleurs, il renvoya aux animaux toute l’eau qu’il leur avait bue. Et la pluie remplit les bouches, les poitrines, les rivières 

La petite souris

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La Petite souris est un mythe populaire occidental visant à rassurer les enfants lorsqu’ils perdent leurs dents de lait, en leur faisant croire qu’une souris va remplacer leur dent perdue par de l’argent s’ils la laissent sous l’oreiller avant de s’endormir. Subrepticement, les parents agissent comme «auxiliaires » de la Petite souris et récompensent l’enfant en lui laissant une pièce de monnaie pendant la nuit, tel que promis.

Les appellations de la Petite souris dans le monde

Cette petite souris est connue sous le nom de Ratoncito Pérez dans les pays hispaniques (de langue espagnole : l’Espagne, l’Argentine…). Au Vénézuéla et au Mexique, les enfants l’appellent el Ratón (« la Souris »). En Catalogne (région d’Espagne), ce sont « les Petits Anges » qui passent (els Angelets).

Dans les cultures anglo-saxonnes et nordiques, on rencontre plus souvent la « Fée des dents » (Tooth fairy en anglais, Zahnfee en allemand, Tannfe en norvégien).

Les deux créatures coexistent au Québec (Tooth Fairy pour la Fée des dents et la Petite souris) et en Italie (Topino pour la Petite souris et Fatina pour la fée des dents).

Dans les pays francophones (la France, la Belgique, la Suisse, le Maroc, l’Algérie, le Luxembourg…), c’est la Petite Souris. En Irlande, c’est Annabogle.

Historique

L’origine la plus vraisemblable de la Petite souris vient d’un conte français du XVIIe siècle de la baronne d’Aulnoy : La Bonne petite souris. Il décrit une fée qui se transforme en souris pour aider une reine à vaincre un méchant roi, en se cachant sous l’oreiller du roi puis en lui faisant tomber toutes ses dents.

Par ailleurs, suivant une ancienne croyance, lorsqu’un animal mangeait une dent de lait, la dent permanente prenait les caractéristiques de l’animal ; on donnait parfois les dents de lait aux rongeurs dans l’espoir que les enfants obtiennent des dents plus dures et plus pointues.

Par exemple, aux Philippines, quand un enfant perd une dent, il la jette au dessus du toit de la maison. De cette manière, une souris lui en rendra une autre qui sera aussi solide et blanche que les dents de cette souris. Au Togo, on dit aux enfants de jeter leurs dents de lait au dessus du toit de la maison, et surtout de ne pas ouvrir la bouche. En effet il ne faut pas qu’un lézard ne voit la partie vide sinon les dents risquent de ne plus pousser. En Algérie et au Maroc, il y a une tradition qui coexiste avec le mythe de la petite souris : l’enfant se tourne vers le soleil et demande à Allah d’échanger la petite dent de lait, nommée « dent d’âne », contre une « dent de gazelle » : en effet, dans ces pays la gazelle est presque un synonyme de beauté, d’où le prénom Rym ou Rima.

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Le roi René et la coccinelle

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Legende de Provence

On m’a raconté un soir à la veillée, cette légende, qui date d’un temps très ancien… alors que le roi René régnait sur toute la Provence. Les vieux paysans disent qu’elle est véritable, et je le crois aussi.  J’étais, ce soir-là, dans un vieux « mas » de Provence, et femmes et jeunes filles travaillaient auprès du grand feu de bois. Les petits enfants assis sur le sol levaient des visages éblouis vers le « Conteur », qui allait les transporter dans un autre monde, avec sa belle histoire. Et le conteur, qui avait une voix chantante et chaude comme tous les hommes de Provence, commença… 

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤ 

Cela se passait au royaume de Provence. Le roi René était bien triste, car son unique fille était aveugle. Mais tous ses sujets s’efforçaient de le consoler, disant qu’avec l’aide de la « Bonne mère » tout s’arrangerait bien un jour et que la princesse finirait par guérir et épouser le beau prince de Lorraine qui la voulait comme femme. Mais le roi demeurait toujours triste. Aussi, paysans, serfs, ouvriers, bourgeois, tous faisaient de leur mieux pour le contenter et effacer son chagrin.

Tous… sauf un… On ne le connaissait pas. On l’appelait le « brigand ». Mais on ne savait as très bien qui l était. Tout ce qu’on savait, c’est qu’il était certainement l’auteur de tous les méfaits et de tous les désordres, et vraiment ce n’était pas beau lorsqu’on pensait à la bonté du roi René. Mais le roi n’était pas seulement bon, il était juste, comme doivent l’être tous les chefs, et l’on était sûr que le jour où le brigand serait arrêté, le roi le punirait à mort. Il y avait, ce matin-là, grande agitation au palais des Baux. Un ministre à longue barbe était venu dire confidentiellement au roi que ça allait fort mal sur la côte.

En effet, une bande de pirates, ou peut-être un pirate tout seul (s’il était très puissant et très diabolique, cela serait encore possible), devait débarquer la nuit pour causer des « malheurs » aux pauvres pêcheurs. A l’aube, ceux-ci se réveillaient et trouvaient leurs poulaillers sans poules, leurs bergeries sans moutons, et leurs beaux figuiers sans figues… Cela ne pouvait plus durer. Il fallait que Sa Majesté fasse quelque chose. Le peuple n’était pas content…

Toujours ce « brigand » !  Le roi tira sa barbe, se cacha le front dans ses mains et prit une grande décision… car il ne badinait pas avec les affaires de l’Etat. Il ordonna que tous ses policiers se répandent sur la côte et capturent ce terrible brigand. Cela n’amusait pas du tout les policiers, mais ils étaient obéissants et dévoués et ils partirent, bien sûrs de ramener le coupable… 

Ce n’est qu’au bout de cinq longs mois qu’ils ramenèrent aux Baux un pauvre homme en haillons, vêtu d’un vieux pantalon couleur de rouille, et d’une chemise verte déchirée, un pauvre homme au visage maigre et à la barbe grise. Il avait des cheveux trop longs, une allure sale et un foulard rouge noué sur la tête. Un vrai forban, celui-là ! Les « gens » du village se mirent derrière leur fenêtre pour le regarder passer, et un frisson de terreur les empêchait de parler… Les mains du forban étaient trapues, de grosses mains pour étrangler les poulets, et ses pieds nus étaient couverts de poussière. Il avait un air bourru et regardait tout le monde comme s’il n’avait jamais rien vu. Pourtant on était étonné de voir qu’il avait des yeux tout bleus, tout clairs, comme l’eau de la mer. Car un forban ne doit pas avoir des yeux clairs, mais des yeux ténébreux, noirs comme la nuit, et un regard sombre, « par en-dessous ». Pourtant les policiers étaient sûrs que c’était bien « lui » ! 

Alors on le conduisit vers le trône du roi, qui siégeait, ce jour-là, sur la place publique pour rendre la justice. Le roi le regarda longuement et, se tournant vers ses policiers, leur demanda : 

- Êtes-vous bien sûrs que c’est lui ? Car il ne voulait pas accabler un homme innocent. Mais tous les policiers inclinèrent la tête gravement. 

- Ce ne peut être que lui, Majesté…  - Bon, dit le roi. Et il rendit sa sentence. - Tu auras la tête tranchée, dit-il à l’homme. Mais le forban avait l’air triste, toujours le même air. Et, après-tout, peut-être ne tenait-il pas tant que ça à la vie. Il inclina la tête et ne dit pas un mot. 

- Que peux-tu dire pour ta défense, lui demanda encore le roi. Mais il ne voulait rien dire, et les gens commençaient à être étonnés. Pourquoi n’essayait-il pas de s’expliquer ? C’était sûrement qu’il était coupable. Et une rumeur sourde courait parmi l’assemblée. 

- Qu’il meure, qu’il ait la tête tranchée… On monta donc l’échafaud sur la place publique. Le roi, quelques jours plus tard, prit place sur l’estrade couverte de velours rouge, et la reine était auprès de lui. La foule avait le droit d’assister, les femmes étaient très émues, mais les hommes disaient qu’il fallait bien que justice se fasse et qu’ainsi il n’y aurait plus de vols dans le pays. Le brigand monta vers l’échafaud l’air résigné. Il n’enleva même pas son foulard rouge et tendit sa tête au bourreau… Mais brusquement il la releva. - Attendez ! supplia-t-il… Pauvre bête ! Personne n’y comprenait rien. Mais le forban d’un geste très doux chassait du revers de la main un tout petit insecte qui se trouvait là sur la planche. - Va-t-en, petite, tu te ferais tuer. C’était une coccinelle. Une petite « bête à bon Dieu » comme on les appelle ici, avec un dos rouge taché de petits points noirs. Et la bête à bon Dieu s’envola bien vite. 

Mais la reine s’était relevée brusquement, et elle avait saisi les mains du roi… 

- Arrêtez ! Arrêtez ! Qu’on ne tue pas cet homme ! Le roi fit un signe au bourreau et demanda à la reine ce qui la poussait à demander cette grâce. - Voyons, dit la reine, un homme qui, au moment de mourir, pense à sauver la vie d’une petite coccinelle, cet homme-là ne peut être un méchant brigand, ce n’est pas possible ! Le roi réfléchit en tirant sa barbe et il trouva que la reine avait raison. Il ordonna que l’on ramène cet homme vers sa cellule et fit faire d’autres recherches par d’autres policiers. Il fit bien. On découvrit un jour, à l’aube, le bateau du vrai « forban », qui n’avait pas encore mis les voiles vers le large… Et on arrêta un vrai brigand, une vraie brute qui se débattit et cria des paroles de haine… 

Le roi relâcha le premier et, pour le consoler de toutes ses tristesses et de toutes ses misères, il lui donna des champs et un « mas » afin qu’il vive en paix. L’homme vécut très vieux, dit-on… Et il était entouré de bêtes de toutes sortes qu’il élevait avec la plus grande douceur. 

Elisabeth Bathory : la comtesse sanglante

elisabethbathory.jpgElizabeth (ou Erzebeth) Bathory inspira tout autant que Vlad Tepes, l’écrivain Bram Stoker pour son personnage de Dracula. Cette femme finit par être surnommée la Comtesse Sanglante.  Née en 1560 d’une famille royale qui comptait entre autres le prince de Transylvanie, des hauts magistrats ou encore des évêques et un cardinal, Elizabeth grandit en Hongrie dans un contexte trouble, entre paganisme et religion catholique. La jeune fille fut élevée par Jollona, une nourrice qui pratiquait entre autre la magie noire, et influença beaucoup Elizabeth. 

 Très solitaire, et en proie a de violentes crises d’épilepsie (ou d’hystérie?) qui faisait dire qu’elle était possédée par le démon, sa pâleur n’arrangeant rien à la façon dont elle était perçue.

A 14 ans déjà, elle tomba enceinte d’une petite fille, qu’elle cacha, puisqu’étant déjà promise à Ferenzc Nadasdy, le héros noir de la Hongrie, avec qui elle eut d’ailleurs deux enfants de plus. Son mari étant parti à la guerre, Elizabeth fut semble t-il initiée, entre 1586 et 1587, à des pratiques magiques par une sorte de prêtre dont on retrouve peu de traces. Son mari mourut en 1604.

Malgré le fait qu’Elizabeth maltraitait déjà ses servantes avant sa mort, sa fascination pour le sang qui coule s’exacerba lorsque un jour se faisant peigner par une servante, celle ci lui fit mal. Elizabeth la frappa si fort que celle ci se mit à saigner. Alors la comtesse cru voir qu’à l’endroit ou le sang de la servante l’avait touché, sa peau retrouvait jeunesse…  Ces servantes se mirent donc à « disparaitre » les unes après les autres, la comtesse renouvelant par nécessité son cheptel pour être toujours approvisionnée en sang, dans lequel elle se baignait maintenant, par peur de « vieillir ». Elle fut pour cela aidée d’une sorcière noire du nom de Dravulia Anna.

Bathory assassina plus de 600 jeunes filles dans ces délires. Elle fut arrêtée le 26 décembre 1610 par son cousin, et le jugement tomba : ses complices furent décapités, elle fut emmurée vivante dans son château de Csejthe. Elle vécut ainsi 4 ans dans le noir et la solitude. On dit qu’au soir de sa mort, la lune devint rouge. 

La légende des volcans

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En ce temps là, depuis la migration des Mexicas jusqu’à leur arrivée dans la vallée de l’Anahuac, les montagnes n’avait pas encore atteint leur forme éternelle auprès de la grande TENOCHTITLAN. C’est dans celle-ci que naquit  une belle princesse nommée Mixtli, fille unique de Tizoc, le Tlatoani « Empereur » des Mexicas.  

Mixtli était courtisée par d’innombrables nobles parmi lesquels un nommé Axooxco, un homme cruel et sanguinaire qui réclamait la main de Mixtli, mais le cœur de la princesse appartenait à un guerrier appelé Popoca qui était parti au combat pour conquérir le titre de Chevalier-Aigle et ainsi disputer la main de Mixtli à Axooxco. 

Dès qu’elle sut son aimé en danger, Mixtli pensant à l’impossibilité de son amour, se donna la mort sans imaginer que Popoca revenait triomphant. En voyant son aimée morte, Popoca prit le corps inerte dans ses bras, se dirigea vers la montagne et là resta accroupi à ses pieds, pensant que la neige pourrait la sortir de son sommeil et qu’ils seraient alors unis pour la vie. 

Les Dieux, affectés par cet amour profond et tragique, ont immortalisé cette idylle. Popocatépetl et l’Iztaccihuátl étaient le siège des temples de Tláloc, le dieu de la pluie, et de Chalchiuhtlicue, déesse de l’eau des lacs, des fleuves et de la mer. Elle, la femme blanche de l’éternel rêve, est l’IZTACCÍHUATL ; lui, noble et courageux qui surveille toujours et encense le rêve de la Princesse Aztèque, il est le POPOCATÉPETL.

Depuis lors les volcans IZTACCÍHUATL (femme endormie) 5230 m, et le POPOCATÉPETL (montagne qui fume) 5465 m sont des compagnons inséparables qui s’érigent dominant la ville de Mexico et forment à l’horizon l’image des deux amants entrelacés et réunis à jamais pour l’éternité.  

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Le passage à travers les arbres

Superstitions en Provence -D’après « Superstitions et survivances », 1896

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Quand on quitte la gare de Sanary, sur le chemin de fer de Nice à Marseille, à neuf kilomètres environ de Toulon, et qu’on se dirige vers le village d’Ollioules, on rencontre, à une centaine de mètres de la voie, sur le bord d’un petit sentier rural, un chêne, qui est d’ailleurs d’une assez belle venue, mais dont le tronc présente une disposition assez bizarre : à un endroit donné de sa hauteur, il est partagé en deux, par une fente de plus d’un mètre de longueur, de 3 à 8 centimètres d’ouverture, comme s’il était constitué par deux branches qui, après s’être séparées, se seraient réunies de nouveau. Cette disposition n’est pas un jeu de la nature, mais bien l’oeuvre de l’intervention humaine ; en y regardant de près, on voit que, primitivement, le tronc de cet arbre a été fendu en deux, et que l’hiatus est le résultat de la cicatrisation accidentelle d’une partie de la fente.

Il n’est pas rare de rencontrer dans les champs, en Provence, des arbres qui présentent cette disposition. C’est le plus souvent des chênes, mais cependant on constate que des frênes, des noyers, des ormes, des peupliers, des pins même, ont été ainsi fendus intentionnellement, puis ont été entourés d’un lien, pour que les parties séparées se réunissent.

Quand on cherche à savoir pourquoi certains arbres ont été ainsi traités, on ne tarde pas à apprendre que c’est parce qu’ils ont servi à la pratique d’une vieille superstition des paysans provençaux, qui croient fermement qu’en faisant passer, à un moment donné, un enfant à travers un tronc d’arbre fendu, on peut le guérir de telle ou telle maladie.

C‘est surtout contre les hernies des petits enfants que ce passage à travers le tronc d’un arbre est considéré comme efficace ; et voici comment la crédulité publique conseille de procéder : il faut prendre un jeune arbre d’apparence bien vigoureuse, le fendre dans sa longueur, sans l’arracher ni pousser la fente jusqu’aux racines ; puis, écartant les deux parties de l’arbre, faire passer entre elles, à trois ou sept reprises différentes, dans une même séance, le petit hernieux. Une fois cela fait, les deux portions de la tige sont rapprochées très exactement et maintenues en contact à l’aide d’un lien très fortement serré. Si ces parties se recollent bien, et que l’année d’après l’arbre a repris la solidité de sa tige, l’enfant est guéri ; si, au contraire, la fente ne s’est pas soudée, on peut prédire que l’enfant restera hernieux toute sa vie.

Les grottes des sorcières de Zugarramurdi (Pays Basque)

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 Les grottes des sorcières constituent un important ensemble rocheux, situé à moins de 500 m du centre de Zugarramurdi. Ces grottes sont orientées ouest et se trouvent sur l’ancien chemin Zugarramurdi-Sara qui les traverse partiellement.    

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La principale cavité a été creusée par un ruisseau d’un débit abondant :  «  l’Infernuko Erreka « , Ruisseau de l’Enfer. Ce ruisseau qui la traverse encore de nos jours, lui a donné l’aspect d’un vaste tunnel. Son axe est orienté du nord-est au sud-ouest, d’une longueur de 120 m sur d’une largeur de 22 à 26 m. Deux galeries plus hautes, ayant approximativement la même orientation que la galerie principale, y débouchent et se développent dans cet ensemble rocheux. L’intérêt archéologique de ces grottes réside dans le fait qu’en 1935, José Miguel de Barandiaran les prospecta et découvrit des témoignages de l’époque préhistorique (céramiques et pierres à feu attribuées à la période Magdalénienne).     

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Mais, comme leur nom l’indique, ces grottes sont surtout réputées pour leurs sorcières. L’histoire de ces sorcières remonte à l’an 1610 qui connut une de ces vagues périodiques de sorcellerie qui embrasèrent le Pays Basque. Elle s’étendit sur la zone de l’extrême nord-est de la Navarre, voisine de la province du Labourd.  
 

C‘est ainsi que l’inquisiteur Don Juan Del Valle Alvarado, du tribunal de Logroño fut mandaté pour inspecter cette zone. Il passa plusieurs mois à Zugarramurdi et recueillit de nombreuses dénonciations selon lesquelles près de 300 personnes (sans compter les enfants) furent inculpées pour délits de sorcellerie. Quarante personnes choisies parmi celles qui semblaient les plus coupables, furent emprisonnées et emmenées à Logroño.   

L‘inquisition accusait ces gens d’avoir le diable pour dieu et de célébrer des messes noires. On les accusait aussi de métamorphoses, de provoquer des tempêtes en mer (Zugarramurdi n’est pas très éloignée de la côte Cantabrique et les sorcières étaient accusées de provoquer des tempêtes dans le but que les bateaux entrant ou sortant de Saint-Jean-de-Luz se perdent en mer). On les accusait également de maléfices contre les champs, les bêtes et les gens. Enfin, ces personnes furent accusées d’être vampires et nécrophages.       

C‘est ainsi que les 7 et 8 novembre 1610, les sorcières reçurent leur sentence : 18 d’entre elles furent absoutes ; 12 furent brûlées sur le bûcher dont 5 furent exposées publiquement malgré qu’elles étaient déjà mortes en prison. On infligea aux autres des peines telles que la perte de leurs biens, la réclusion à perpétuité, ou des peines d’emprisonnement limitées.     

 Les personnages importants accusés de célébrer des messes noires à Zugarramurdi furent: Graciana de Barrenetxea et son époux Miguel de Goiburu, respectivement Reine et Roi; Joanes de Etxalar accusé d’être le bourreau exécutant les peines et obéissant aux ordres du diable; Maria Chipia, fameuse maîtresse dans l’art de la sorcellerie; Joanes de Goiburu qui était le txistulari (celui qui joue du txistu) dans les réunions de sorcières; Juan de Sansin qui jouait du tambour.       

Tout cela nous l’avons appris à la lecture des documents d’époque mais à Zugarramurdi, il nous reste la scène de ces réunions : « la cathédrale du diable ». Cette appellation lui fut donnée plus tard en raison des légendes qui relatent les péripéties que vécurent les habitants de Zugarramurdi avec leurs sorcières. Ces légendes nous donnent aussi une indication sur les méthodes employées pour effrayer les sorcières et qui consistaient à placer sur la porte des maisons une croix faite de deux petites branches de frêne et de laurier béni ; ainsi, aucune sorcière ne pouvait entrer. Et si la sorcière avait quand même réussi à pénétrer dans la maison, il fallait jeter une poignée de sel dans l’âtre. Si malgré toutes ces précautions quelqu’un se trouvait face à une sorcière, il suffisait de se signer et de dire « Puyes ». Une autre méthode consistait à tracer une croix avec les deux index et de dire « Jésus », de cette manière la sorcière disparaissait aussitôt. Une autre précaution à prendre pour échapper aux sorcières était de ne pas sortir de chez soi entre l’Angélus du soir et celui du lever du jour.

Parmi les nombreuses légendes, on raconte aussi comment les habitants de Zugarramurdi tentant de faire disparaître les sorcières, allèrent en procession aux grottes un 15 août. Le curé répandit une poignée de moutarde pour que les sorcières disparaissent et ne reviennent jamais durant autant d’années qu’il y avait de graines de moutarde.
Nous devons avouer que depuis très longtemps, personne n’en a vu  traîner par ici !   
      

Voilà, en résumé, l’histoire de ces grottes et de ce village. Histoire grâce à laquelle Zugarramurdi est reconnu partout, en tant que  » Zugarramurdi, le village des sorcières « . 

La papesse Jeanne…

Selon la légende, la papesse Jeanne se serait fait passer pour un homme afin de pouvoir monter sur le trône de Saint Pierre. Toutefois, cette dernière fut rapidement démasquée, accouchant en public.

Mais que s’est il vraiment passé en réalité ?


Selon certaines sources, une jeune femme originaire de Mayence, Jeanne, serait partie en Angleterre vers 850 afin d’y poursuivre ses études (elle aurait vraisemblablement décidé d’accompagner son amant.). Prenant dès cette époque l’habitude de s’habiller en homme, elle partit ensuite étudier la philosophie à Athènes.

Suite à la mort de son amant, Jeanne se rendit à Rome. Quelques années après, elle fut nommée cardinal, et reçut l’autorisation de siéger à la Curie romaine. Finalement, elle fut élue pape en 855 ou 859, appréciée par le peuple autant que par les cardinaux.

Toutefois, lors d’une procession dans les rues de Rome (ou lors d’une messe selon d’autres auteurs.), à l’occasion de la Fête-Dieu, Jeanne perdit les eaux et accoucha en chemin, devant les yeux des Romains ébahis. Ces derniers auraient alors décidé de la lapider, elle et son enfant (selon certaines sources, ils se contentèrent de les chasser hors de Rome ; mais dans certains récits, Jeanne mourut en couches.).

La légende de la papesse Jeanne fut accréditée jusqu’au XVI° siècle par l’Eglise elle même. Toutefois, non seulement aucune chronique contemporaine n’accrédite ce récit, en outre, ce dernier est truffé d’anachronisme et d’incohérences. En effet, la plus ancienne université d’Angleterre, Oxford, ne fut inaugurée qu’au XIII° siècle ; le titre de pape n’apparut qu’à la fin du IX° siècle, sous le règne de Jean VIII (ses prédécesseurs n’étaient qu’évêques de Rome.) ; et la Fête-Dieu fut créée par le pape Urbain II au XIII° siècle, soit plus de 400 ans après les faits.

A noter en outre qu’il ne s’écoula qu’un court laps de temps entre la mort de Léon IV et l’élection de Benoît III (bien que la présence de l’antipape Anastase provoqua quelques complications.

Le premier texte concernant Jeanne la papesse date du XIII° siècle (A noter que la plupart des éléments du récit, tels que l’université anglaise et la Fête-Dieu, datent de cette époque.). Cet ouvrage reçut un écho favorable dans toute l’Europe, preuve qu’il existait déjà une tradition orale très répandue..

c’est à partir du XVI° siècle que le mythe de Jeanne la papesse commença à être mis à mal. Plusieurs ouvrages furent publiés à ce sujet, démentant la légende, reléguant l’histoire de Jeanne à l’état de pures fariboles.

En réalité, ce fut lors du règne de Jean VIII, pape entre 872 à 882, que le mythe fit son apparition. Le souverain pontife, particulièrement faible, fut rapidement critiqué par les Romains. Ces derniers le surnommèrent alors Jeanne la papesse pour se moquer de son peu d’autorité.

Toutefois, malgré ces nombreux erratum, la légende resta toujours vivace, y compris jusqu’à nos jours.

Jeanne la Papesse, devenue aujourd’hui carte de tarot

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Le tigre blanc

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Le Tigre Blanc de l’ouest est un des quatre symboles des constellations chinoises. Aussi appelé le Tigre Blanc de l’Ouest, il représente l’ouest et la saison de l’automne.Contrairement au lion qui bénéficie d’un statut royal, le tigre n’a pas très bonne réputation. La puissance herculéenne de ce félin et sa férocité nous fascinent mais provoquent aussi la peur. Le tigre est le plus impressionnant des animaux sauvages et mérite sans conteste son titre de « seigneur de la jungle ».
Haï ou adulé, le tigre fait l’objet de nombreuses légendes.
Objet d’un véritable culte, son effigie est indissociable des dieux. Elle orne les murs et objets des civilisations asiatiques de la vallée de l’Indus aux chambres funéraires royales de Chine.
Durant la dynastie des Han, les gens pensaient que le tigre était le roi des animaux. La légende racontait que lorsque le tigre atteignait 500 ans, sa queue devenait blanche. Le tigre devenait en quelque sorte une créature mythologique. On disait que le tigre blanc n’apparaîtrait que quand l’empereur règnerait avec une vertu absolue ou s’il y avait la paix partout dans le monde. La couleur blanche des 5 éléments chinois représente aussi l’ouest, et c’est ainsi que le tigre blanc est devenu le gardien mythologique de l’ouest.

Dans le Livre des Tang, la réincarnation de l’étoile du Tigre Blanc serait le général de Li Shimin, Luo Cheng ; et la réincarnation de l’étoile du Dragon d’Azur serait le général rebel Dan Xiongxin. Frères indéfectibles de Qin Shubao, Cheng Zhijie et de Yuchi Jingde. On raconte qu’après leurs morts, leurs âmes auraient pris possession des corps des nouveaux héros des dynasties Tang (de Xue Rengui) et Liao (He Suwen).

Dans certaines légendes, il est dit que le général Xue Rengui (dynastie Tang) serait la réincarnation de l’étoile du Tigre Blanc. Et que son pire ennemi, le prince He Suwen (dynastie des Liao), serait lui, la réincarnation de l’étoile du Dragon.

Lady Godiva

ladygodiva0703231174677073.jpg   Au début de l’an 1000, les habitants de la ville de Coventry en Angleterre menait une existance difficile, étant écrasés sous le poids des impôts que prélevait le Comte Léofric de Chester pour financer ses campagnes militaires. Sa jeune épouse Lady Godiva (Godwa ou Godgifu en saxon) eut pitié de ces gens et implora Léofric de diminuer le taux de taxation. Il accepta à la condition qu’elle traverse nue la place du marché de Coventry, ce qu’elle fit à cheval, sa longue chevelure dissimulant son corps. 
Un embellissement plus tardif de la légende raconte que Godiva demanda à tous les habitants de rester chez eux, volets fermés. Et que seul un tailleur appelé Peeping Tom osa regarder la scène par la fente d’un volet. Mal lui en prit, car il perdit aussitôt la vue. 
La légende de Lady Godiva nous est parvenue principalement par la chronique de Roger of Wendover Lady Godiva (d. c. 1010 – 1080) était une Saxonne de sang noble. Épouse de Léoric, compte de Chester, la comtesse était une pieuse bienfaitrice qui par des dons de son époux et d’elle-même fit édifier deux monastères: un à Coventry et un second à Stow.  L’histoire ne nous révèle pas si la légende de la cavalière vêtue que de sa longue chevelure est vraie ou non. Quoi qu’il en soit, la légende de Lady Godiva donne lieu chaque année depuis 1678 à un festival annuel au cours duquel une jeune femme personnifiant la jeune comtesse parcourt sur un cheval blanc les rues de la ville de Coventry.   


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