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Archives pour novembre 2010


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Bon vendredi !

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Le ptit poisson

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Maman ?

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Le roi René et la coccinelle

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Legende de Provence

On m’a raconté un soir à la veillée, cette légende, qui date d’un temps très ancien… alors que le roi René régnait sur toute la Provence. Les vieux paysans disent qu’elle est véritable, et je le crois aussi.  J’étais, ce soir-là, dans un vieux « mas » de Provence, et femmes et jeunes filles travaillaient auprès du grand feu de bois. Les petits enfants assis sur le sol levaient des visages éblouis vers le « Conteur », qui allait les transporter dans un autre monde, avec sa belle histoire. Et le conteur, qui avait une voix chantante et chaude comme tous les hommes de Provence, commença… 

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤ 

Cela se passait au royaume de Provence. Le roi René était bien triste, car son unique fille était aveugle. Mais tous ses sujets s’efforçaient de le consoler, disant qu’avec l’aide de la « Bonne mère » tout s’arrangerait bien un jour et que la princesse finirait par guérir et épouser le beau prince de Lorraine qui la voulait comme femme. Mais le roi demeurait toujours triste. Aussi, paysans, serfs, ouvriers, bourgeois, tous faisaient de leur mieux pour le contenter et effacer son chagrin.

Tous… sauf un… On ne le connaissait pas. On l’appelait le « brigand ». Mais on ne savait as très bien qui l était. Tout ce qu’on savait, c’est qu’il était certainement l’auteur de tous les méfaits et de tous les désordres, et vraiment ce n’était pas beau lorsqu’on pensait à la bonté du roi René. Mais le roi n’était pas seulement bon, il était juste, comme doivent l’être tous les chefs, et l’on était sûr que le jour où le brigand serait arrêté, le roi le punirait à mort. Il y avait, ce matin-là, grande agitation au palais des Baux. Un ministre à longue barbe était venu dire confidentiellement au roi que ça allait fort mal sur la côte.

En effet, une bande de pirates, ou peut-être un pirate tout seul (s’il était très puissant et très diabolique, cela serait encore possible), devait débarquer la nuit pour causer des « malheurs » aux pauvres pêcheurs. A l’aube, ceux-ci se réveillaient et trouvaient leurs poulaillers sans poules, leurs bergeries sans moutons, et leurs beaux figuiers sans figues… Cela ne pouvait plus durer. Il fallait que Sa Majesté fasse quelque chose. Le peuple n’était pas content…

Toujours ce « brigand » !  Le roi tira sa barbe, se cacha le front dans ses mains et prit une grande décision… car il ne badinait pas avec les affaires de l’Etat. Il ordonna que tous ses policiers se répandent sur la côte et capturent ce terrible brigand. Cela n’amusait pas du tout les policiers, mais ils étaient obéissants et dévoués et ils partirent, bien sûrs de ramener le coupable… 

Ce n’est qu’au bout de cinq longs mois qu’ils ramenèrent aux Baux un pauvre homme en haillons, vêtu d’un vieux pantalon couleur de rouille, et d’une chemise verte déchirée, un pauvre homme au visage maigre et à la barbe grise. Il avait des cheveux trop longs, une allure sale et un foulard rouge noué sur la tête. Un vrai forban, celui-là ! Les « gens » du village se mirent derrière leur fenêtre pour le regarder passer, et un frisson de terreur les empêchait de parler… Les mains du forban étaient trapues, de grosses mains pour étrangler les poulets, et ses pieds nus étaient couverts de poussière. Il avait un air bourru et regardait tout le monde comme s’il n’avait jamais rien vu. Pourtant on était étonné de voir qu’il avait des yeux tout bleus, tout clairs, comme l’eau de la mer. Car un forban ne doit pas avoir des yeux clairs, mais des yeux ténébreux, noirs comme la nuit, et un regard sombre, « par en-dessous ». Pourtant les policiers étaient sûrs que c’était bien « lui » ! 

Alors on le conduisit vers le trône du roi, qui siégeait, ce jour-là, sur la place publique pour rendre la justice. Le roi le regarda longuement et, se tournant vers ses policiers, leur demanda : 

- Êtes-vous bien sûrs que c’est lui ? Car il ne voulait pas accabler un homme innocent. Mais tous les policiers inclinèrent la tête gravement. 

- Ce ne peut être que lui, Majesté…  - Bon, dit le roi. Et il rendit sa sentence. - Tu auras la tête tranchée, dit-il à l’homme. Mais le forban avait l’air triste, toujours le même air. Et, après-tout, peut-être ne tenait-il pas tant que ça à la vie. Il inclina la tête et ne dit pas un mot. 

- Que peux-tu dire pour ta défense, lui demanda encore le roi. Mais il ne voulait rien dire, et les gens commençaient à être étonnés. Pourquoi n’essayait-il pas de s’expliquer ? C’était sûrement qu’il était coupable. Et une rumeur sourde courait parmi l’assemblée. 

- Qu’il meure, qu’il ait la tête tranchée… On monta donc l’échafaud sur la place publique. Le roi, quelques jours plus tard, prit place sur l’estrade couverte de velours rouge, et la reine était auprès de lui. La foule avait le droit d’assister, les femmes étaient très émues, mais les hommes disaient qu’il fallait bien que justice se fasse et qu’ainsi il n’y aurait plus de vols dans le pays. Le brigand monta vers l’échafaud l’air résigné. Il n’enleva même pas son foulard rouge et tendit sa tête au bourreau… Mais brusquement il la releva. - Attendez ! supplia-t-il… Pauvre bête ! Personne n’y comprenait rien. Mais le forban d’un geste très doux chassait du revers de la main un tout petit insecte qui se trouvait là sur la planche. - Va-t-en, petite, tu te ferais tuer. C’était une coccinelle. Une petite « bête à bon Dieu » comme on les appelle ici, avec un dos rouge taché de petits points noirs. Et la bête à bon Dieu s’envola bien vite. 

Mais la reine s’était relevée brusquement, et elle avait saisi les mains du roi… 

- Arrêtez ! Arrêtez ! Qu’on ne tue pas cet homme ! Le roi fit un signe au bourreau et demanda à la reine ce qui la poussait à demander cette grâce. - Voyons, dit la reine, un homme qui, au moment de mourir, pense à sauver la vie d’une petite coccinelle, cet homme-là ne peut être un méchant brigand, ce n’est pas possible ! Le roi réfléchit en tirant sa barbe et il trouva que la reine avait raison. Il ordonna que l’on ramène cet homme vers sa cellule et fit faire d’autres recherches par d’autres policiers. Il fit bien. On découvrit un jour, à l’aube, le bateau du vrai « forban », qui n’avait pas encore mis les voiles vers le large… Et on arrêta un vrai brigand, une vraie brute qui se débattit et cria des paroles de haine… 

Le roi relâcha le premier et, pour le consoler de toutes ses tristesses et de toutes ses misères, il lui donna des champs et un « mas » afin qu’il vive en paix. L’homme vécut très vieux, dit-on… Et il était entouré de bêtes de toutes sortes qu’il élevait avec la plus grande douceur. 

Bonne journée

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Clin d’oeil

 emoticone Journée de ta belette

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Elisabeth Bathory : la comtesse sanglante

elisabethbathory.jpgElizabeth (ou Erzebeth) Bathory inspira tout autant que Vlad Tepes, l’écrivain Bram Stoker pour son personnage de Dracula. Cette femme finit par être surnommée la Comtesse Sanglante.  Née en 1560 d’une famille royale qui comptait entre autres le prince de Transylvanie, des hauts magistrats ou encore des évêques et un cardinal, Elizabeth grandit en Hongrie dans un contexte trouble, entre paganisme et religion catholique. La jeune fille fut élevée par Jollona, une nourrice qui pratiquait entre autre la magie noire, et influença beaucoup Elizabeth. 

 Très solitaire, et en proie a de violentes crises d’épilepsie (ou d’hystérie?) qui faisait dire qu’elle était possédée par le démon, sa pâleur n’arrangeant rien à la façon dont elle était perçue.

A 14 ans déjà, elle tomba enceinte d’une petite fille, qu’elle cacha, puisqu’étant déjà promise à Ferenzc Nadasdy, le héros noir de la Hongrie, avec qui elle eut d’ailleurs deux enfants de plus. Son mari étant parti à la guerre, Elizabeth fut semble t-il initiée, entre 1586 et 1587, à des pratiques magiques par une sorte de prêtre dont on retrouve peu de traces. Son mari mourut en 1604.

Malgré le fait qu’Elizabeth maltraitait déjà ses servantes avant sa mort, sa fascination pour le sang qui coule s’exacerba lorsque un jour se faisant peigner par une servante, celle ci lui fit mal. Elizabeth la frappa si fort que celle ci se mit à saigner. Alors la comtesse cru voir qu’à l’endroit ou le sang de la servante l’avait touché, sa peau retrouvait jeunesse…  Ces servantes se mirent donc à « disparaitre » les unes après les autres, la comtesse renouvelant par nécessité son cheptel pour être toujours approvisionnée en sang, dans lequel elle se baignait maintenant, par peur de « vieillir ». Elle fut pour cela aidée d’une sorcière noire du nom de Dravulia Anna.

Bathory assassina plus de 600 jeunes filles dans ces délires. Elle fut arrêtée le 26 décembre 1610 par son cousin, et le jugement tomba : ses complices furent décapités, elle fut emmurée vivante dans son château de Csejthe. Elle vécut ainsi 4 ans dans le noir et la solitude. On dit qu’au soir de sa mort, la lune devint rouge. 

11 Novembre

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Bonne journée

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Alchimie du verbe

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“J’écrivais des silences, des nuits, je notais l’inexprimable. Je fixais des vertiges.”

[Arthur Rimbaud] – Alchimie du Verbe


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